Chi, une vie de chat tome 2 – Kanata Konami

Que faire quand on est un mignon petit chaton dans une maison qu’on ne connaît pas ? Pleurer ? Ne rien faire ? Attendre ? Non, il y a plus drôle que ça : découvrir le monde ! Du bac à sable aux crayons, du chat d’à côté au bain, des serviettes aux légumes… la vie de chat est pleine de joies et de surprises. Et avec Chi, elle l’est encore plus ! Miaaaa…

Ce deuxième tome nous fait rentrer un peu plus dans la vie quotidienne du petit chat. Le récit tend plus à s’enliser. Nous sommes bien sûr passé par la découverte du premier épisode, qui était surprenant, et dans cet album, nous peinons à prendre de la vitesse. Alors peut-être que nous avons un niveau d’exigence différent des petites lectrices de Chi, mais le coup de coeur n’est pas au rendez-vous. Dès ce deuxième épisode, nous ne sommes pas loin de l’ennui. Et c’est pour éviter d’en arriver à ce stade, que nous en terminerons avec Chi, même si l’idée semble malgré tout originale et surtout appréhendé d’une manière pleine de poésie. Le graphisme, assez épuré, répond parfaitement au style voulu. Les expressions du petit chat sont attendrissantes, mais malheureusement très répétitives.
En somme, un deuxième album qui ne fait pas décoller cette série originale sur la vie d’un chaton.

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Les nombrils 6. Un été trop mortel – Delaf et Dubuc

Pour Vicky, l’été s’annonce plutôt bien : vacances, soleil et plage. Mais surtout, surtout, elle a un nouveau voisin hyper-canon. Et pour une fois, elle sent qu’elle a sa chance. Elle en oublierait presque que Jenny lui fait toujours autant d’ombre quand il s’agit de draguer des surfeurs musclés ou que Karine est bien trop occupée à répéter avec le groupe de musique d’Albin pour passer du temps avec elle… Et puis, catastrophe : dénoncée pour tricherie par un camarade de classe, Vicky se voit obligée par son père d’intégrer un camp d’anglais. Elle laisse ainsi le champ libre à Rebecca, sa grande soeur, qui s’intéresse également de très près au beau James. Vicky va passer d’atroces semaines dans ce camp où la seule fille de son âge est la soeur de James, Mégane, une insupportable peste gothique. Pour sa première grande histoire d’amour, Vicky pouvait rêver mieux. Sans compter qu’un tueur en série rôde toujours dans la chaleur de la nuit…

Dans ce sixième tome des Nombrils, nous poursuivons le fil conducteur du tome précédent et nous apprenons surtout à connaître un peu mieux les trois jeunes filles. Dans cet épisode, elles apprennent toutes à découvrir ce qu’est l’amour, à leur manière bien sûr, mais surtout loin de la façon dont on pourrait se l’imaginer. Face à ce groupe d’adolescentes aux caractères différents, le plaisir de cette lecture réside dans les surprises qu’offre la vie. Un récit assez intéressant qui se lit facilement et avec envie. Le graphisme est fidèle aux albums précédents, les auteurs étant les mêmes et surfant sur le succès de la série, il n’y a aucune raison de changer. En somme, un album assez important dans la série qui nous fait découvrir certaines faiblesses chez les personnages mais aussi de la force dans l’amitié qu’elles ont l’une envers l’autre. Un très bon album, qui relance complètement la bande dessinée.

Les Elfées tome 2 – Carrère, Weissengel et Dollphane

4 adolescentes liées par la musique, décident de monter un groupe. Lorsqu’elles jouent, le miracle se produit, leurs mélodies magiques repoussent les démons. Très vite, elles vont devoir défendre le petit peuple des fées contre les dangers qui les menacent. Mêlant habilement magie, musique et vie des adolescentes d’aujourd’hui, les Elfées font depuis plusieurs années le bonheur des lectrices du magazine Julie.

Ce deuxième tome nous fait rejoindre le groupe de quatre jeunes filles, qui font de la musique et qui viennent en aide autour d’elles. Dans cet album, il s’agit de protéger un parc d’un promoteur. C’est donc avec beaucoup de persévérance qu’elles comptent parvenir à protéger le quartier.
Le récit est assez linéaire, très basique, sans beaucoup de rebondissements mais le public devrait être malgré tout conquis par ce genre de lecture dans laquelle se mêle féérie, magie, et contemporain, avec des jeunes filles qui aiment la musique, les réseaux sociaux… En revanche, le graphisme est très moyen, les décors sont pour ainsi dire inexistants et les personnages manquent de relief. C’est réalisé assez rapidement et seules les couleurs douces rattrapent le tout.
C’est donc sur un bilan moyen que se termine ce deuxième album. Heureusement qu’un peu de culture termine cette bande dessinée.

Chi, une vie de chat tome 1 – Konami Kanata

Ce manga raconte l’histoire d’un petit chat recueilli par une famille et son évolution au sein de cette famille. Chaque épisode met en scène un moment marquant de cette vie de chat : sa première rencontre avec une auto, avec un chien, comment il va apprendre à faire ses besoins dans la litière, le bon goût des croquettes, la chaleur du soleil à travers les vitres, le confort ouaté des pantoufles de papa, etc. Très populaire et connu des fans de manga, y compris en France, Chi – Une vie de chat s’adresse à un très large public. Le propos est universel, la réalisation adorable et le ton à même de plaire aux parents prescripteurs et à leurs enfants lecteurs. Hommes, femmes, enfants, ados, adultes, amateurs de manga ou néophytes complets, ce manga convient à tous. De plus, ce titre sera publié entièrement en couleurs et en sens de lecture français !Citons également en bonus les rabats de couverture, qui proposent à chaque volume des petits plus-produits à découper et à monter soi-même (marque-page, mini manga à monter, mini maquette de Chi à construire, etc.). À moins d’être affublé d’un coeur en acier trempé, nul être un tant soit peu humain ne saurait résister aux attitudes craquantes de Chi…

Une bande dessinée récupérée dans la bibliothèque de ma fille. N’aimant pas trop les mangas,  et encore moins les bandes dessinées sur des animaux, je me suis lancé poussé par l’enthousiasme de ma petite lectrice. Et Chi-1 (chien) m’a agréablement surpris. Premièrement, ce premier tome est assez généreux, le graphisme est vraiment très agréable et loin des standards du manga, avec des dessins minimalistes parfois mais comme il se doit, c’est juste. Les couleurs sont douces et appuient au succès graphique de cette bande dessinée.
Le récit est simple et nous nous retrouvons au niveau d’un chaton qui découvre un nouvel environnement. C’est léger avec de l’humour et l’auteur arrive finalement à nous amuser, à nous donner envie de découvrir un peu plus. Cette bande dessinée est une réelle réussite et surtout une grosse surprise vraiment agréable. Je ne me ferais peut-être pas tous les Chi, mais franchement, c’est un manga surprenant.

Dad 1. Filles à papa – Nob

Père célibataire au foyer, c’est un boulot à plein temps, et ce n’est pas Dad qui va prétendre le contraire ! Surtout avec quatre filles au caractère bien trempé, et pas vraiment du genre à s’écraser devant leur éternel ado de père… Entre Pandora l’intello, Ondine la volcanique, Roxane l’espiègle et Bébérenice la petite dernière, ce comédien au chômage a trouvé le rôle de sa vie : celui de s’occuper de sa famille sans rien perdre de sa propre jeunesse. Une chronique moderne, tendre et ironique de Nob, l’auteur de Mamette, qui nous offre des tranches de vie pleines d’humour et de vécu loin des idées reçues.

Ce premier épisode de Dad présente avant tout les personnages que son le père de famille et ses quatre filles que nous comprenons être de quatre mamans différentes. Dad s’occupe de ses filles et l’auteur nous retrace ses péripéties sous forme de gag d’une ou plusieurs pages. Les gags sont très bien réalisés, en mariant les clichés gentils d’une père au foyer avec la réalité d’éduquer des enfants, l’auteur propose ici un condensé de l’éducation de filles, adolescente ou bébé, avec beaucoup d’humour. C’est frais, c’est comique, et franchement c’est même très bon. Le graphisme est idéalement bien réalisé avec un coup de crayon très fluide, très simple, mais parfait pour ce genre de bande dessinée. Petit plus sur les couleurs qui sont douces et bien travaillées.
Enfin, une bande dessinée intéressante, légère et hilarante à la fois, tellement proche de la réalité sans trop accentuer les clichés.

Justice League 1. Aux origines – Collectif

Il y a cinq ans, nul ne connaissait l’existence des surhommes, et encore moins celle des super-héros… Avec l’apparition de Superman, Batman, Green Lantern et Wonder Woman, les autorités, effrayées par la puissance de ces individus, les déclarèrent hors-la-loi. Cependant, lorsque Darkseid projeta de conquérir la Terre, les Humains durent se placer sous la protection de leur héros. Voici le récit de la première union des plus grands justiciers qui allait bientôt devenir la célèbre Ligue de Justice.

Les super-héros existent dans le monde de la bande dessinée depuis plus d’une cinquantaine d’années. Et fort heureusement, l’univers des super-héros est perpétuel renouvellement. Les histoires et surtout leurs histoires se modifient sans cesse pour nous faire découvrir à nouveau des super-héros différents des super-héros classiques. C’est dans ce contexte que Justice League nous propose un récit nouveau nous faisant découvrir comment les super-héros se sont mis à collaborer ensemble.
L’histoire est assez linéaire et les personnages apparaissent au fur et à mesure et se retrouvent contraints de combattre ensemble contre un ennemi puissant mettant en péril notre planète. Bien sûr, tout n’est pas facile et des dissensions animent ce nouveau groupe.
Le graphisme est très bien réalisé avec un petit bémol pour les couleurs sur certaines pages. Mais dans l’ensemble, les scènes très cinématiques sont réalistes donnent du rythme à l’histoire.
Un premier épisode intéressant qui fera découvrir un groupe de super-héros avec un accent mis sur certains plus que d’autres.

World Catch Mania 2. Holidays Show ! – Mick et Valiente

Bienvenue dans WORLD CATCH MANIA ! Le monde du catch est un univers explosif où des gladiateurs bodybuildés et hauts en couleurs luttent pour la victoire et assurent le spectacle. Dans une ambiance du tonnerre, les lutteurs enchaînent combats, cascades et comédie pour ravir le public et mettre le feu aux poudres !!!

Deuxième tome !!! Déjà que le premier ne volait pas haut, mais là ! c’est vraiment inutile d’en parler tellement c’est… médiocre, oui le bon terme serait médiocre. Les gags sont loin d’être hilarants, nous éloignant de plus en plus des clichés comiques de la profession pour nous mener on ne sait où. Le dessin est simple et l’encrage encore plus mauvais que pour le premier. En somme, cette bande dessinée est une catastrophe…

Leo Loden 6. Pizza aux pruneaux – Carrere et Arleston

Etre accusé d’une bavure alors qu’on a tiré en l’air, ça énerve. Alors on quitte la P.J. et on devient un privé. Même si le milieu n’est plus ce qu’il était. Même si Marseille a oublié Pagnol. Même si on a dans les pattes un tonton loufoque. Etre flic, c’est comme manger des cacahuètes : c’est dur d’arrêter.

Ce sixième album est pour moi une découverte. Ce personnage des années 90 que je ne connaissais pas nous emmène de Marseille à Nice dans une enquête sur la mafia italienne et ses ramifications sur la côte d’azur. Leo Loden est un détective privé dont la petite amie travaille dans la police et affublé d’un oncle débrouillard.
Le récit est assez basique et linéaire avec beaucoup de clichés sur les mafieux, les marseillais, mais c’est un peu l’essence de cette bande dessinée : rire des clichés dans un univers contemporain, c’est un peu l’enquêteur du dimanche.
Le graphisme, très adapté au genre, est bien réalisé, mais sans non plus être fantastique. Rappelons que cette album date des années 90, donc forcément, rien à voir avec aujourd’hui.
Le récit est sans beaucoup de rebondissements et surtout très annoncé, sans beaucoup de suspense, et au dénouement simple et efficace. Un album mitigé très simple, tant au niveau du scénario que graphiquement, qui plaira difficilement aux moins jeunes.

Levius tome 1 – Haruhisa Nakata

Dans un monde qui subit les conséquences d’une guerre dévastatrice, un nouvel art martial fait fureur : la boxe mécanique. Des lutteurs équipés de membres mécaniques s’affrontent violemment. Levius Cromwell vit avec son oncle Zack. Malgré son jeune âge, il montre d’étonnantes prédispositions pour devenir un grand combattant !! Et si l’avenir de l’humanité dépendait de sa réussite…?

Dans un univers mêlant la technologie avec la période du XIXème siècle,  avec des hommes et des femmes que la chirurgie a réparé, dans un contexte totalement anachronique, nous suivons Levius, un jeune homme ayant subi des opérations suite à la guerre et la perte de membres. Levius s’est engagé dans la boxe mécanique. Sa particularité qui fait de lui un adversaire de plus en plus fort, c’est d’assimiler la douleur de l’autre et chaque combat le rend plus puissant.
Le récit est généreux, car l’auteur apprécie les pages sans texte, faites uniquement de gros plans, pour rendre des scènes cinématiques. Heureusement que ce premier tome est généreux, car la sensation de survoler est présente, trop certainement. Le graphisme est bien réalisé, tout en noir et blanc, mais les première planches en couleur donnent envie de se lire ce premier tome tout en couleur, car il faut l’avouer, le choix d’un univers sombre donne beaucoup de profondeur à ces premières planches très réussies.
Ce manga et l’auteur s’en vante, est réalisé à l’occidentale, rien de bien transcendant, on lisait Tintin et Astérix déjà comme ça il y a bien longtemps, mais faut croire que pour lui, c’est exceptionnel.
Bon, dans l’ensemble, mon avis reste mitigé, j’aime bien le graphisme mais l’histoire est molle, ça manque de carburant et dommage pour la couleur.

World Catch Mania 1. Welcome to Russelmania – Mick et Valiente

Bienvenue dans World catch mania ! Le monde du catch est un univers explosif où des gladiateurs bodybuildés et hauts en couleurs luttent pour la victoire et assure le spectacle. Dans une ambiance de tonnerre, les lutteurs enchaînent combats, cascades et comédie pour ravir le public et mettre le feu aux poudres !!!

Il fallait bien une bande dessinée sur le catch et ce n’est pas Bamboo qui s’y est collé. On retrouve les principaux acteurs du catch moderne dans une série de gags. Le graphisme est assez bien réalisé pour le genre, ni trop, ni pas assez, juste suffisant et c’est pas transcendant. Chaque gag tient dans une page au format de six ou sept cases, c’est rapide, léger, et pour la plupart même pas très élevé. Le niveau est vraiment bas, et WCM aura tué les éditions Kantik qui n’ont pas tenu un an après la sortie de cet album… non, je déconne. Mais l’ensemble de cette bande dessinée est très en dessous de la moyenne.