Elric 3. Le loup blanc – Michael Moorcock, Blondel, Cano, Recht et Telo

Un an s’est écoulé depuis qu’Elric a quitté Imrryr, son palais et son trône, laissant derrière lui une Cymoril profondément blessée et folle de chagrin. Un an qu’il arpente les Jeunes Royaumes, sous le regard distant mais toujours présent d’Arioch, son protecteur. Un an qu’il marchande ses talents de sorcier et combattant au plus offrant, forgeant à chaque bataille la légende du guerrier albinos dont l’Épée Noire à son flanc fait trembler les guerriers les plus braves. Aujourd’hui, il n’est plus Elric de Melniboné, quatre cent vingt-huitième empereur du peuple de R’lin K’ren A’a. Aujourd’hui, les Jeunes Royaumes le connaissent sous le nom de Loup Blanc.

Ce troisième tome poursuit la saga d’Elric, l’empereur d’un empire en perdition, voué au chaos. Elric, l’empereur faible, au sang impur, hors norme pour ses contemporains. Ce troisième épisode nous mène plus tard, après son départ d’Imrryr, en train de traverser les Jeunes Royaumes, en opposition au royaume millénaire de ce peuple supérieur aux hommes. Elric qui a fuit à cause de son épée, Stormbringer, vivante lui insufflant la vie, le poussant à tuer pour s’abreuver des âmes perdues. Il rencontre Smiorgan, un pirate, qui va l’accompagner.
Le récit est parfait, le montage, l’adaptation en bande dessinée est bien construit, c’est parfait. Les quelques modifications apportent du renouveau à cette saga qui a déjà quelques décennies. Elric revit dans cette première partie à l’initiative de Blondel. Le dénouement bien différent de l’oeuvre originale est surprenant et pourtant bien imprégné de l’oeuvre.
Le graphisme est magnifique et j’ai une préférence pour cet album qui est particulièrement réussi. L’auteur s’accompagne de dessinateurs qui donnent le meilleur pour cette adaptation de Moorcock. Un très bon album.
Je remercie Babelio et Glénat pour ce partenariat.

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Titeuf 13. A la folie ! – Zep

Ça buzz à la récré : Titeuf a une nouvelle amoureuse ! ! !

Hé, vous savez quoi ? Dans l’école de Titeuf, paraît qu’il y a une nouvelle ! Paraît qu’elle est super grande et qu’elle s’appelle Ramatou. Elle parle pas très bien français, c’est parce qu’elle vient du Brougalistan ou un truc comme ça ! Et paraît que les soldats ont massacré toute sa famille… Paraît aussi que Titeuf pense tout le temps à elle !

Mais est-ce qu’une fille sera vraiment capable supporter les battles de bulles de morve et les blagues à base de crottes de chien de Titeuf et ses copains ? Ce serait oublier que Titeuf, c’est carrément le lover de la récré !

Dans cet album, arrive dans l’école une nouvelle, une jeune fille venue d’un pays en guerre, parlant mal le français. Mais le charme opère et Titeuf tombe amoureux. Un album fait d’une ligne directrice qui permet des gags sympathiques et des quiproquos rigolos. L’album est assez bien réussi et l’arrivée d’une nouvelle fille dans le groupe permet à l’auteur de se renouveler un peu. Ce n’est pas le meilleur mais c’est loin d’être le plus mauvais, c’et album se place dans l’un des meilleurs albums de la série.

Elfes 1. Le Crystal des Elfes bleus – Istin, Duarte, Saito

Les Elfes bleus d’Ennlya, une petite ville portuaire du Nordrenn, ont tous été massacrés ! L’Elfe bleue Lanawyn et Turin, un homme réputé, enquêtent alors que toutes les pistes mènent vers un clan d’Yrlanais, ces Hommes du nord qui haïssent les Elfes. Dans la cité île Elsemur, Vaalan une jeune Elfe bleue passe l’épreuve de l’eau des sens. La mère prophétesse voit son avenir proche, un avenir lié au crystal sacré. « Celui qui contrôle le crystal, contrôle l’océan. » Cette annonce fait grand bruit et il se murmure que Vaalann pourrait être le messie que les Elfes bleus attendent depuis plusieurs générations… Entre enquête et initiation, cette histoire nous mène dans un monde de faux-semblants, de rêves et de désillusions !

Ce premier album se déroule dans un univers fantastique avec pour thème principal les Elfes bleus, des Elfes liés à la mer. Le récit est une hisoire de trahison ancestrale qui remonte dans le but de détruire un peuple entier. Mais ce premier album, en plus de nous faire découvrir ce nouveau monde, nous fait suivre deux personnages, une elfe et un humain qui enquêtent ensemble et qui ont peut-être tendance à ne pas être indifférents l’un envers l’autre. Le récit est assez bien construit et ne se limite pas à ce premier album puisque nous voulons en savoir plus sur le destin de ce peuple.
Le graphisme commence par une magnifique couverture avec des détails et des couleurs bien travaillés. Les planches sont assez fidèles au style du dessinateur. Quelques détails parfois en revanche sont complètement oubliés et tendent un peu à gâcher la case mais l’ensemble est beau. Les personnages sont particulièrement bien réalisés et beaucoup de pages forment un ensemble particulièrement réussi.
Une bande dessinée intéressante qui annonce une suite passionnante.

Titeuf 9. La loi du préau – Zep

Titeuf est devenu une star, mais ça ne l’empêche pas de vivre comme tous les enfants de sa génération. Il fait tout pour que son père ne l’accompagne pas au parc d’attractions, collectionne les cartes « mégadonjonfight » et se dispute avec Manu pour avoir les plus puissantes. Ses expressions, comme par exemple « particule du slip », sont toujours aussi drôles. Et Titeuf continue de détester la soupe… plus que jamais… Il dit même qu’elle a été inventée par un sadique.
En prise directe avec les enfants, Titeuf utilise un langage fait d’invention et de réalité, de curiosité et de soif de découverte. Turbulent, drôle et abordant les problèmes de société, Titeuf a passé le cap de la BD pour devenir témoin de sa génération. Le regard de Titeuf est celui de l’humour, du plaisir et de la liberté de ton…

Encore un album qui ne peut nous faire douter de la crédibilité du succès de ce petit personnage qu’est Titeuf. Cet album est une série de gags qui sont tous aussi bons les que les autres. Loin du cliché du petit garçon abruti, Titeuf fait preuve ici d’une gande sagesse parfois, et à d’autres moments d’une irascible envie d’être totalement débile. On retrouve donc la bande complète ainsi que la famille qui entoure Titeuf. L’auteur ici fait mouche et prouve sa capacité à se renouveller. Le graphisme est identique, fidèle, rien ne change, parfait. Un très bon album de Titeuf, c’est rassurant.

 

Tango 1. Un océan de pierre – Xavier et Matz

Après avoir volé des millions à un cartel de la drogue, John Tango s’est installé dans un village perdu de Bolivie, pensant avoir trouvé le coin idéal pour prendre sa retraite. Mais le hasard fait bien mal les choses, son nouveau voisin et son fils semblent fuir eux aussi un passé compliqué. Quand ces derniers sont attaqués par trois hommes armés, Tango prend leur défense et tue les assaillants. Il l’ignore encore mais il vient d’attirer l’attention de deux puissants groupes armés. Le coin le plus tranquille de la Cordillère des Andes ne va pas le rester longtemps.

Ce premier tome de la nouvelle série de Matz et Xavier se déroule en amérique du sud, dans un désert, dans lequel s’est réfugié Tango, un homme qui s’est retrouvé trempé dans des affaires de cartel un peu malgré lui. L’histoire nous prend rapidement. Entre les secrets qui nous sont révélés au compte goutte et les différentes scènes d’action, on se retrouve très vite à la fin de ce premier épisode avec une seule envie, celle de poursuivre. Un récit tracé avec une grande précision et qui présente beaucoup de qualités scénaristique. Il est très facile de s’imaginer les scènes, de s’attacher aux personnages, c’est un récit digne du cinéma et des bons romans.
Le graphisme est à la hauteur du scénario, avec énormément de détails autant sur les personnages que pour les décors. La couverture est tout d’abord vraiment bien réalisée et l’ensemble de l’album présente un niveau très honorable. C’est un vrai plaisir de feuilleter cette bande dessinée.
En somme, vous l’aurez compris, cette bande dessinée annonce une saga passionnante avec un premier épisode très bon en tout point.
Je remercie Babelio et Le Lombard pour ce partenariat.

Lou ! 7. La cabane – Julien Neel

Pour les vacances, Lou a décidé d’emmener ses copines sur la terre de ses ancêtres : à Mortebouse, où la 4G est inexistante ! Le lieu idéal pour s’affranchir des choses superficielles du monde moderne et entrer en communion avec la nature, il paraît que c’est super tendance. L’occasion de revoir Paul, aussi… Point d’orgue de ce programme « retour aux sources » : la construction d’une cabane, sur le terrain de la grand-mère de Lou.

Cette année, retrouvez Lou en compagnie de sa maman, de Mina, Paul, Tristan, Mister Juice, mais aussi d’une myriade d’autres personnages ! Un tout nouvel album dans lequel Mortebouse forme aussi l’épicentre d’une mystérieuse singularité…

Confirmation du changement radical que l’auteur, Julien Neel, a choisi pour son héroïne Lou, en amenant une dimension différente, de science-fiction, dans une histoire à l’origine d’une adolescente normale dans une famille un peu différente. Le récit se déroule à Mortebouse, le village dans lequel vécut la mère de Lou. On y retrouve donc les majorettes, la grand-mère, le voisin, le docteur. Les bizarreries se rencontrent à chaque page de cet album. Le récit prend un allure presque fantastique. Pour ma part, je n’accrochais pas dans le précédent album et encore moins dans celui-ci. Le graphisme aussi a changé. La technique est différente, les couleurs aussi, mais le travail est malgré tout très bien réalisé et certaines pages sont superbes. Un album de Lou qui me déçoit et qui me fait quitter la saga définitivement. Dommage !

Titeuf 8. Lâchez-moi le slip – Zep

La mèche en prise directe sur le monde, Titeuf est à la fois héros et témoin de sa génération. Aussi curieux que turbulent, il traîne son cartable dans les cours d’écoles avec une foule de questions sur les réalités de la vie. Mais Titeuf n’oublie jamais que les copains, c’est quand même ce qu’il y a de plus important. Gaffeur et toujours imbattable pour mettre ses parents en rogne, il est le champion de la catégorie turbulent. Avec Titeuf, la vie c’est pô triste ! Chaque gag de Titeuf pose un regard complice sur les problèmes de la vie d’un grand petit enfant qui saute à pieds joints dans le monde avec une énergie débordante… Un feu d’artifices de couleurs, de dialogues et d’imagination qui a propulsé cette série au rang des vedettes de la BD. Le huitième album très attendu d’un petit héros universel !

Ce huitième album se déroule comme une série de gags dans lequel Titeuf, petit garçon de primaire, mauvais élève, se retrouve constamment dans le quiproquo. L’album est assez réussi et change l’aperçu d’autres albums que nous pouvons avoir. Les gags se suivent les uns derrière les autres, avec beaucoup d’humour et de dérision, nous découvrons finalement le Titeuf qui a permis à Zep de connaître le succès. Le graphisme est assez basique, avec des personnages bien travaillé mais des décors simples et presque parfois dénués de tout détails. Certains gags sont vraiment hilarants et dans l’ensemble, le moment de lecture est agréable.

La couronne de feu – Ed Greenwood

Deuxième tome de la séquence de Shandril, et quatorzième tome de la saga des Royaumes Oubliés. Ce roman poursuit les aventures de Shandril, détentrice d’une puissance magique comme rarement il en existe dans cet univers, le magefeu. Shandril se retrouve donc assaillie par bon nombre d’ennemis qui finissent en merguez carbonisées, mais l’aide de Narm, Delg et Mirt, elle arrive à s’en sortir. D’ailleurs, même quand ses compagnons décèdent, la magie les ressuscite, c’est bien, c’est facile…
Le récit est assez plat et linéaire, alternant mièvrerie et rôtisserie. L’ensemble est assez ennuyeux sauf peut-être pour les amoureux du barbecue dominical. Le style est léger et se lit heureusement assez facilement bien que les dialogues soient trop présents et d’un niveau pour des adolescents attardés. L’ennemi est fidèle au cliché du magicien buté prêt à tout, même à finir en chipos.
En somme, ce roman vous refroidit quelque peu.

Les Profs 8. Fenêtre sur cours – Pica et Erroc

Suivez le prof d’histoire débutant, le prof de gym sur-vitaminé, la prof de français sexy, le prof de philo blasé et la prof d’anglais peau de vache dans leur croisade contre l’ignorance et le poil dans la main !

Plus forts que Zorro, plus courageux qu’Indiana Jones et bien moins payés que James Bond, ils pénètrent dans la jungle étouffante des lycées pour affronter les tribus d’élèves hostiles. Puis, épuisés, ils se réfugient dans leur oasis : la salle des profs ! Là, entre la machine à café en panne et les 150 copies à corriger pour demain, ils refont le monde de l’éducation et des plans pour les vacances.

Ce huitième tome des Profs reste dans la même veine des albums précédents : une tentative d’humour sur les clichés du monde de l’enseignement, mais les auteurs s’adressent à un public encore scolarisé ou scolarisé au moins quinze ans. C’est dire que ces situations sont vécues et sont pathétiques. Les profs dans cet album sont fidèles à certains profs, heureusement pas tous, mais quelques-uns. Ce qui malheureusement ne me fait pas rire, car ces gens dépressifs, mauvais… devraient changer de job pour nous éviter, nous qui cotisons pour eux, pour respecter les élèves et les contribuables.

Un chant de Noël – Charles Dickens

La veille de Noël. tous s’affairent aux préparatifs. Mais, préférant la solitude à ces fêtes joyeuses, Ebenezer Scrooge refuse les invitations. Pour ce vieux grincheux que tous prennent soin d’éviter, Noël se résume à un simple mot : « Sottise ! » Il n’y voit qu’un prétexte pour cacher la misère de cette société et jamais ne s’associera à cette vaste fumisterie. Mais ce soir-là, les esprits de Noël en décident autrement. Plongé malgré lui entre passé, présent et futur, le vieux grippe-sou reçoit une leçon de vie.

Cette nouvelle, un classique de la littérature, et pourquoi pas de la littérature jeunesse, nous fait découvrir un homme acariâtre, avare, Scrooge, qui le soir de Noël reçoit la visite d’un fantôme. Rêve ou réalité, ce fantôme va lui faire vivre des morceaux de vie de ses proches, mais surtout lui faire revivre des moments de sa propre vie. Scrooge reçoit alors une leçon qu’il ne risque pas d’oublier.
Un style parfois très lourd pour les conditions sociales du personnage principal, cette nouvelle détient une morale, celle de la réconciliation avant tout, mais aussi celle d’un homme, un personnage, qui ne suscite pas l’envie de s’y attarder. Un personnage qui n’aime personne, égoïste, se voit offrir une nouvelle chance. Malheureusement, il aurait été préférable malgré tout plus de réalisme, car le temps ne se rattrape pas.
Une nouvelle qui est trop classique, avec un morale mielleuse et un dénouement sans aucune surprise.