La femme parfaite est une connasse – Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard

lafemmeparfaiteCe livre est LE guide pour toutes les femmes imparfaites (c’est-à-dire grosso-modo pour toutes les femmes*). Vous y apprendrez notamment comment garder votre dignité quand vous êtes complètement bourrée, qui sont ces filles qui ne mangent qu’une salade par jour, les questions qu’il ne faut pas poser à un homme si vous ne voulez pas entendre la réponse, ou ce qu’il faut faire de toute urgence si votre mec veut s’acheter des Crocs.
* Il peut également être lu par les hommes qui n’ont pas peur de découvrir ce que les filles se racontent entre elles dès qu’ils ont le dos tourné…
Jumelles depuis leur naissance à Montpellier en 1981, Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard assument tout : elles ont vu 47 fois Dirty Dancing, elles adorent entamer leur fameuse «choré» sur Dieu m’a donné la foi ou Je te survivrai, et il leur arrive parfois de confondre une branche de basilic avec un brin de muguet.

Parce que la femme parfaite n’existe pas, c’est forcément une connasse, mais laquelle d’entre vous peut prétendre n’avoir jamais rencontré un jour la femme parfaite. Ce petit livre est là pour pour vous aider à y faire face, mais ce petit livre peut vous aider aussi à faire surgir de vous cette femme parfaite qui y sommeille. Etant un homme, j’ai mesuré l’importance de lire ce petit ouvrage pour mieux comprendre les craintes et les espérances d’une femme loin d’être parfaite.

Ce livre est un condensé de situations dans lesquelles toutes les femmes se sont retrouvées au moins une fois, ou plusieurs fois, et plus rarement jamais. Vous y trouverez un aperçu de comment la femme parfaire, qui n’existe pas, réagirait, et vous comment vous réagissez habituellement. Les situations sont tantôt loufoques, tantôt très réalistes.

Certains passages sont hilarants au point d’en avoir les larmes aux yeux, mais encore une fois, je suis un homme et ce qui m’a fait rire ne vous fera pas forcément frémir. J’y ai même reconnu ma propre femme, qui n’est pas parfaite bien sûr, sinon elle ne poserait pas les questions dont elle ne veut pas entendre la réponse.

En somme, ce petit livre est un condensé d’humour savamment dosé, à lire impérativement, attention, fous rires garantis.

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La bible des cons – Tonvoisin

labibleconsVous tenez entre les mains un essai sur la littérature Tagueuliste, genre proprement jubilatoire. Sans danger pour les cons, neurones, dès lors qu’il y en a plus de deux et qu’ils se connectent, ce texte part du postulat audacieusement joyeux que l’homme a encore un cerveau et que, s’il n’a pas toujours le sens de l’amour, il a au moins un certain sens de l’humour.

Bon… Je l’ai lu et je ne souhaite pas m’étendre longtemps sur cette lecture fade et insipide et ainsi vous épargner cette… bouse. Grosso modo, il emmerde tous les critiques ayant à juste titre critiquer ses précédentes « oeuvres » et en effet, je me considère alors comme ces mêmes critiques, puisque je ne comprends pas comment une telle… merde arrive à se faire éditer. C’est naze comme rarement j’ai pu lire, mais vraiment. Mais bon, au moins j’en parle. Suivant…

Le savoir-vivre des cochons – Etienne Liebig

savoirvivreOù vomir à Paris ? Comment se comporter dans une partouse ? Peut-on péter à table ? Comment réussir un adultère ? Etre misérable et garder de la classe ? Comment se tenir au lit avec une comtesse, un obsédé, un ministre ? Comment être jeune de banlieue et aimer la police ? Qu’est ce que le gamahuchage scientifique ? Pourquoi fumer sa première cigarette ? Pourquoi boire ? Comment éviter les dangers de la religion à nos enfants ?
Tant de questions que tout le monde se pose dans cette société normée et contrôlée où même les poils sous les bras sont condamnés. Pour y répondre, Etienne Liebig a écrit un recueil de la mauvaise éducation et du plaisir gratuit. Souhaitons que l’immoralité joyeuse et provocatrice de ce savoir vivre des cochons incitent nos contemporains à balancer les conventions sociales cul par-dessus tête pour jouir d’un instant de bonheur fugace, d’une ivresse passagère, d’une caresse éphémère sous les yeux effarés des moralistes de toutes obédiences.

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercies Les Agents Littéraires et la Musardine pour ce partenariat.

Vous connaissiez certainement les petits précis de savoir-vivre très kitsch, bourgeois, sur la manière de se comporter en société, à table, à la maison… L’ouvrage d’Etienne Liebig utilise un style plus populaire pour rédiger son savoir-vivre en société et ce de manière très décalée. Le savoir-vivre des cochons vous instruira sur la manière de boire et fumer sans complexe, d’organiser des partouzes, et d’utiliser à bon escient les seins de votre femme ou de la voisine. Vous voilà prévenu, ce savoir-vivre des cochons ne fait pas dans la finesse.

On pourrait facilement s’imaginer que les pages défilent au rythme d’un humour gras et lassant. Mais il n’en est rien. J’ai plutôt retrouvé entre les lignes une critique acérée de la société actuelle, de la bienséance que nous nous imposons tous les jours, de façon hypocrite. Nous nous lâchons discrètement, en aparté, mais face aux autres, nous n’osons pas. Cet ouvrage saura alors vous conseiller pour vous défouler dans la limite du raisonnable et de l’irraisonnable, de manière accessible. Les derniers chapitres m’auront un peu déçu ou dérangé, je les ai trouvé un peu trop pipi-caca, mais je ne doute pas que c’était l’objectif premier de l’auteur.

Votre lecture sera accompagnée d’illustrations représentant des cochons humanisés à l’humour grivois. Un savoir-vivre ou plutôt un manuel du parfait épicurien à lire pour se détendre, s’amuser et apprendre.

C’est décadent, c’est hilarant, à ne pas prendre au premier degré bien sûr, quoi que !

Je remercie Les Agents Littéraires et la Musardine pour ce partenariat.

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Les terribles et merveilleuses raisons pour lesquelles je cours de longues distances – The Oatmeal

lesterriblesLe runner court. Il sue. Il aime ça. Il déteste ça. Il court si dur et si longtemps que ses ongles de pieds finissent par tomber. Il se demande pourquoi ? Pourquoi il s’inflige un tel calvaire ?
Cette question, tous les gens qui pratiquent la course à pied se la sont posée un jour… Matthew Inman, alias The Oatmeal, tente d’y répondre avec humour au travers de cet ouvrage qui tourne au fil des pages à la douce folie, voire au pur délire. Il n’est pas ici uniquement question de running mais aussi de gloutonnerie, d’orgueil, d’égoïsme et d’agonie.

Ce livre explique de manière graphique comment un graphiste -on comprends mieux pourquoi l’artiste s’exprime ainsi-, travaillant chez lui s’est mis à courir, et comment le coureur arrive à se motiver pour arriver chaque jour à chausser ses chaussures de running et aller se faire souffrir sur tous types de terrain.

L’auteur choisit l’humour pour expliquer son addiction à la bouffe et son mal-être sous-jacent à cette boulimie psychologique devenue physique. Le ton employé est la dérision de son être physique et c’est naturellement parce qu’il y arrive qu’il estime à juste titre que tout le monde peut y arriver.

Pourquoi la course à pied, parce que c’est économique, pourquoi pas la salle de sport, vous le saurez en le lisant.

Pris sur le ton de l’humour, le récit est tout de même bien construit et le lien entre chaque chapitre est bien réel.

Le graphisme est particulièrement bien adapté à ce genre de récit. Ce n’est pas une bande dessinée, mais plutôt un texte illustré avec beaucoup d’auto-dérision.

Un bouquin bien sympathique qui fera sourire les coureurs bien sûr, mais pas que…

Comment dormir, petit précis du savoir-vivre de chambre – Dr Ralph Y. Hopton et Anne Balliol

commentdormirNe vous y trompez pas longtemps… les très anglais Dr Ralph Y. Hopton et Anne Balliol n’existent pas, et ce petit précis est un pastiche génial parfaitement exécuté, une supercherie littéraire exemplaire concoctée par deux satiristes américains d’avant-guerre, Harford Powel et Edward Streeter.

Edward Streerter — à qui l’on doit un fameux roman, Le Père de la mariée plusieurs fois adapté au cinéma — joue le rôle d’Anne Balliol ; et Harford Powel, celui du Dr Hopton… à moins que ce ne soit l’inverse. Bref, ils ont réussi ici le pari délicat de créer un guide parodique du savoir-vivre de chambre qui pourrait tout à fait passer pour un vrai, mais qui se moque de tout de façon légère, et surtout de lui-même.

Petit objet précieux et étonnant, Comment dormir est le parfait cadeau ; il s’inscrit dans la lignée des textes littéraires et caustiques qui ont marqué le début du xxe siècle et reviennent en force aujourd’hui avec Will Cuppy, Stephen Leacock, Robert Benchley ou S.J. Perelman.

Faussement machiste, vraiment drôle et parfaitement rythmé ce bijoux de la littérature américaine humoristique est à mettre entre toutes les mains, surtout si elles sont propres.
« Même les gens les plus civilisés sont des sauvages à la nuit tombée. » — Sir Walter Scott
« Si ce petit livre ne donne pas à votre partenaire une idée générale de comment il faut se comporter la nuit, nous vous conseillons de la, ou de le, remplacer par un animal de compagnie. » — Anne Balliol
« S’il y a une chose que vous ne pouvez sûrement pas vous payer cette année, c’est bien un divorce, alors évitez une telle dépense et achetez ce livre. » — Dr Ralph Y. Hopton

Avant de commencer cette chronique, nous tenons à remercier BoB et les éditions Monsieur Toussaint Louverture pour ce partenariat.

Honneur aux demoiselles, nous débuterons par l’avis de la femme qui partage mon lit.

Elle – Lorsque j’ai pris le livre en main j’ai été attirée par sa couleur rouge flamboyante et l’humour de la banderole bleue. Mais dès les premières pages j’ai été déçue. Pourquoi rééditer un livre écrit dans les années 30 aujourd’hui même traduit de l’anglais car je trouve que les idées, même si j’ai été amusée, sont dépassées et dégradantes pour l’image de la femme car ce livre a été écrit par un homme mysogine.
De plus ce livre n’est pas écrit pour le petit peuple en 1930 mais et surtout pour les gens plus fortunés car ces personnes décrites dans le livre ont une employée de maison, voyage en wagon lit, leurs amis possèdent des bateaux…. Pour finir, ce livre m’a déçue et je m’attendais à mieux.

Lui – Pour ma part, j’ai adoré lire ce petit précis, ou plutôt, je l’ai dévoré. Tout est tourné à la dérision, même si certaines scènes paraissent réellement réalistes et loin d’être satiriques. Dés la première ligne, dés le premier mot, nous sommes confrontés à beaucoup d’humour. De l’humour qui se prend au sérieux, de l’humour potache, de l’humour décalé, de l’humour noir, de l’humour, de l’humour, de l’humour. C’est un condensé de bonne humeur qui m’a fait beaucoup rire et j’en redemande. Et bien que les auteurs nous aient concocté un petit précis humoristique, ils n’ont rien oublié, rien laissé au hasard. Ils passent toutes les situations possibles et inimaginables au peigne fin, les décryptent pour nous donner la bonne marche à suivre. Ce petit précis est à lire absolument et aussi à faire lire.

Cette chronique est terminée, je suis fatigué. Avant de partir au lit, je tiens à remercier BoB et Monsieur Toussaint Louverture. Bonne nuit à toutes et à tous…

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