Châteaux Bordeaux 1. Le domaine – Corbeyran et Espé

bordeaux1Suite au décès de leur père, les trois enfants Baudricourt héritent de l’exploitation vinicole familiale, un vaste domaine situé au coeur du Médoc. Les deux frères comptent se séparer rapidement de la propriété et des dettes dont elle est criblée. Mais leur décision est aussitôt remise en cause par la détermination de leur sœur, Alexandra, qui voit dans cet héritage l’opportunité de rebâtir sa vie sur les terres de son enfance. Décidée à reprendre en main le vignoble paternel, Alexandra se retrouve rapidement au pied du mur.D’un côté, elle affronte l’hostilité de son entourage, de l’autre, elle sait que pour réussir elle va devoir tout apprendre, car la fabrication d’un grand cru ne s’improvise pas. Avec humilité et courage, Alexandra se consacre dès lors entièrement à son nouvel univers qui deviendra – au fil du temps – sa passion…Le vin est au cœur de l’intrigue de cette grande fresque familiale qui séduira les amateurs de grands crus comme les néophytes.

Ce premier tome présente un domaine dont le père vient de décéder. Les trois enfants n’ont pas les mêmes aspirations, les garçons veulent vendre alors que la fille, revenue des Etats-Unis, veut reprendre l’activité.
Contrairement à ce que nous pourrions imaginer, ce premier opus ne fait pas la part belle aux qualités gustatives de tel ou tel vin. Nous nous retrouvons dans le milieu de propriétaires aux dents longues prêts à tout pour se tirer la part du lion. Le personnage principal vient d’arriver dans cet univers et apprend jour après jour à connaître les enjeux des domaines.
Bien loin du cliché du vin, de ses grandes qualités, de sa confection, nous découvrons un milieu particulier. Le personnage d’Alexandra, qui s’accroche à cette nouvelle vie, doit faire face à des conflits gangrenés. Un premier épisode intéressant au récit assez ouvert.
Petit bémol sur le graphisme qui manque de détails. Les visages manquent un peu d’expression, mais surtout les couleurs ne sont pas à la hauteur, trop terreuse.
Un premier album assez prometteur.

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Prométhée 10. Dans les ténèbres (2/2) – Bec et Raffaele

promethee10Plus qu’un jour avant la fin du compte à rebours ! D’étranges navettes spatiales sont aperçues, et alors que les catastrophes s’enchaînent… c’est le black-out planétaire ! Plus aucune technologie ne fonctionne ! La planète est au bord du gouffre ! Le suspense est à son paroxysme !

Il est clair qu’aujourd’hui, le gouvernement essaie d’atténuer les catastrophes à venir, ou plutôt l’invasion imminente des méchants hommes verts. Le récit est très allégé, et hormis quelques nouveaux éléments, il n’y a rien de bien nouveau. En somme, un album au niveau bien plus bas que la moyenne de cette saga qui est en train de s’effondrer.
Le texte peut être parfois absent de plusieurs pages, il y a beaucoup de remplissages avec des planches composées de trois cases, graphiquement normales, alors que les auteurs auraient au moins pu se défoncer pour proposer quelque chose de plus visuel.
Un album beaucoup moins intéressant. La saga aurait pu se terminer sur six ou sept albums mais commercialement il fallait faire treize albums, alors on a droit à du remplissage.

Prométhée 9. Dans les ténèbres (1/2) – Bec et Raffaele

promethee9Le gouvernement américain prépare en secret une parade pour sauver quelques « Élus » lors de l’invasion extraterrestre à venir, mais la nouvelle finit par se répandre… de quoi provoquer une véritable panique ! Les catastrophes s’enchaînent, notamment climatiques… Plus que 2 jours avant la fin du compte à rebours ! La planète est au bord du gouffre ! Le suspense est à son paroxysme !

Neuvième épisode de cette saga qui commence à se faire longue. Nous commençons par quelques pages sur la mythologie, qui n’amène pas de contenu au récit mais qui permet uniquement de donner une explication populaire sur les événements. De l’autre côté du miroir, les explorateurs arrivent à destination et s’apprête à retenter l’expérience. Et l’annonce aux médias que le gouvernement américain manipule impunément le peuple fait des dénonciateurs des cibles toutes trouvées.
L’histoire dans cet épisode n’ajoute pas grand chose à la grande saga d’une dizaine d’albums. Le récit est de plus en plus alambiqué et apporte de moins en moins tant la compréhension devient ardue.
Le graphisme est assez bien travaillé mais ce n’est pas ça qui fait le tout. Toujours beaucoup de personnages qui défilent dans ces pages mais surtout, beaucoup de pages sans textes, beaucoup trop et les planches devrait être graphiquement d’un niveau bien supérieur, mais…
Un album plus que moyen qui emmène les lecteurs on ne sait pas trop où…

Pariz – Rodolphe Casso

parizDans un Paris ravagé par l’apocalypse zombie, trois clochards tentent de survivre, tapis dans les souterrains d’une station de métro. La Goutte, vieillard alcoolique au dernier degré, a déjà un pied dans la tombe. La Gâchette, originaire du Mozambique, est un ex-enfant soldat. Quant à La Gobe, jeune teufeur frappé de débilité, il ne doit son salut qu’à Goa, son chien d’attaque et cerveau auxiliaire.

Dans les entrailles de la cité, ils rencontreront deux membres de la Restauration Française, en mission suicide pour un colonel putschiste qui a fait main basse sur l’Assemblée nationale. Si cette paire de nazillons s’imagine pouvoir sauver la Ville Lumière, les vagabonds poursuivent un objectif plus modeste : renflouer leur stock d’alcool.

Voici la version romancé et française de Walking Dead. Cela se déroule dans Paris, aujourd’hui, le même virus frappe les hommes, les femmes, les enfants, vieux, riches, pauvres, beaux, moches. Nous sommes dans le sillage d’un groupe de clochards vivant sous Paris, dans le métro et ses couloirs bruyants, illuminés, ou sombres et dégueulasses. Ils vont tenter le tout pour le tout pour s’en sortir et sortir au grand jour. Ils vont participer malgré eux au nettoyage des rues de la capitale.
Le récit est très linéaire et sans beaucoup de rebondissements. Rien ne semble surprenant. Nous sommes dans un roman d’horreur, avec beaucoup de ses clichés habituels. Une histoire assez pauvre qui nous entraîne des sous-sols de la cité jusqu’au plus grand hôtel. Les personnages, quant à eux, sont attachants, mais ils restent trop de distance avec eux malgré tout. Nous voulons en savoir plus, les chérir et les haïr, mais non… trop superficiels finalement.
J’imaginais un roman nouveau, innovateur, fracassant, horrible… j’ai lu un récit n’étant qu’un pâle reflet de la bande dessinée et de son adaptation.
De plus, les pages sont remplies de coquilles, alors que l’éditeur nous avait habitué à mieux.
En somme, un roman tapageur qui déçoit. Vraiment dommage…
Je remercie Babelio et Critic pour ce partenariat.