In/soumises – Collectif

insoumisesJeux de pouvoir, préliminaires à quatre mains, orgasmes mendiés ou sur commande, la recherche de sensations hors du commun déborde le rêve dans ces nouvelles rassemblées par Gala Fur et Wendy Delorme. Que l’héroïne soit emmaillotée dans un film de cuisine, bridée par un collier ou une paire de talons trop hauts, armée de jouets cruels ou mains nues, les filles n’ont pas froid aux yeux dans ces contes érotiques qui mettent en scène des arbres féminins prédateurs, une buanderie et des pinces à linge ou une tante perverse en corset. Dans ces situations parfois ordinaires, tout et rien peut arriver au gré des envies des protagonistes, actives et in/soumises. Avec des textes de : Nadia Chibani, Helena de Angelis, Louis(e) de Ville, Wendy Delorme, Octavie Delvaux, Gala Fur, Marilyn Jaye Lewis, Marie L., Sixtine Labbé, Michèle Larue, Claire Ménichi, Judy Minx, Theresa Noëlle Roberts, Léa Renoir, Céline Robinet, Madison Young.

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier La Musardine pour ce partenariat.

Ce livre est un recueil de nouvelles écrites uniquement par des femmes. Ces nouvelles, naturellement, mettent en scène des femmes en tant que personnage principal.

Les nouvelles sont toutes différentes et par conséquent d’un niveau différent. Il y a certaines qui se lisent rapidement et avec une grande fluidité, d’autres sont plus difficiles. Le style de quelques nouvelles est décousu, presque illisible.

Les histoires dans ce livre sont assez « violentes ». Étant écrite par des femmes, je m’attendais à lire des histoires comportant de la sensualité, de l’érotisme, mais c’est tout le contraire. Il s’agit purement et simplement de soumission et de domination, d’actes à la limite du barbare. J’ai même eu l’impression que certains récits avaient été écrits par des hommes tellement les rapports sont rustres.

En somme, ce recueil fut assez décevant de par la qualité de l’écriture de certaines nouvelles et d’autres part à cause des histoires elle-même loin de ce que l’on peut s’imaginer sortir de l’esprit d’une femme.

Je remercie La Musardine pour ce partenariat.

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Vanina Hesse – Alain (Georges) Leduc

vanina« Comment dire ? Comment dire le désir que j’ai eu pour elle ? Comment dire le plaisir étrange qu’elle me donna ? Un plaisir sans doute plus cérébral que physique ; mais je m’expliquerai là-dessus. Avec Vanina Hesse j’eus soudain le sentiment d’entamer le versant noir de mon existence. L’idée d’un couple immuable, statique, me semblait déjà le plus grand mensonge qui fût, un leurre dans lequel la religion et l’ordre social trouvaient trop bellement leur compte. Je voulais balayer cette contrainte, me délecter d’autres archaïsmes, voir, comme Prud’hon, émerger une nouvelle société faite d’hommes et de femmes libres, qui pussent aller au bout de leurs désirs, jouir en toute raison des possibilités inouïes de leurs corps. Vanina fut pour moi, quelques mois durant, semblable à cette obscure clarté qui tombe des étoiles, une sorte de lumière venant me désigner à cru un pan de mon destin. Après avoir chanté l’éloge de la folie, de l’alcool, m’être complu dans un pessimisme retors, j’avais appris à aimer la solitude. »
Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier La Musardine pour ce partenariat.
Vanina est une jeune femme, mère de famille, divorcée, libre sexuellement, capable de se prostituer pour joindre les deux bouts. Laurent, le narrateur, la rencontre et naît une liaison complice et destructrice.

Le narrateur traite de sa relation avec cette femme et dont il se souvient avec tendresse et nostalgie. Ce couple, hors norme, ne s’impose aucune limite. Seul l’inconscient leur dicte les frontières à ne pas dépasser mais qu’ils franchissent ensemble jusqu’à l’éclatement. L’écriture est fluide, littéraire, assez belle. Le vocabulaire est riche et les dialogues, parfois crus, tranchent avec le style un peu guindé de l’auteur.

Ce récit fait l’apologie inconsciemment de la manipulation, la domination et la soumission, la barbarie. Le personnage qui narre l’histoire, Laurent, est un être narcissique qui se complaît dans la soumission la plus extrême de l’autre, avec un paravent derrière lequel il se cache, celui de la liberté. Libre de la morale, libre de croire qu’il est différent, mais les unités psychiatriques des hôpitaux et les prisons sont remplis de ce genre de personnes. Ce récit est un engouffrement dans la folie qui mène à l’abolition du respect du corps d’autrui. Nous sommes à la limite du meurtre collectif. Un texte déroutant bouffi de détails pornographiques, un roman noir au contour rose très décevant.
Je remercie La Musardine pour ce partenariat.
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Osez… 20 histoires de soumission et domination – Collectif

soumissionDeux cents ans après la mort de Sade, esclaves et maîtres perpétuent les vices et sévices du divin Marquis avec délectation. Epoux cocu qui se venge de l’infidélité de sa femme et reconquiert son amour en la soumettant, domina expérimentée qui prête son esclave à sa jeune élève pour lui apprendre à dominer, marchand de sommeil crapuleux en proie à la vengeance sadomasochistes des gens qu’il exploitait, reine cruelle et perverse qui tyrannise sexuellement sa cour, dans Osez 20 histoires de domination, le SM n’a jamais été aussi moderne, vivant et inspiré !

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier La Musardine pour ce partenariat.

Je souhaite préciser aussi que je n’ai pas pour habitude de lire ce genre de littérature. Et pour tout vous avouer, c’est la première fois que je me plonge dans le genre érotique grâce à ce recueil de nouvelles.

Les nouvelles se lisent facilement, bien que les auteurs soient nombreux, leur sélection aura été faite certainement pour leur qualité littéraire. D’autre part, le thème abordé étant assez extrême, j’ai tout de même remarqué des différences entre les auteurs en fonction de leur sexe. Une femme n’écrit pas de la même manière qu’un homme et les phantasmes comme les émotions ne sont pas retranscrits à l’identique. Autant la femme traitera mieux du sentiment de domination, autant l’homme détaillera avec force détails le rapport physique.

Vingt nouvelles sur la domination et la soumission, ça fait un peu long, j’ai trouvé que c’était répétitif. Le cas d’un homme d’affaires, ayant du pouvoir, prêt à se soumettre aux exigences les plus avilissantes d’une femme, est assez récurrent. De plus, beaucoup de passages sont extrêmes et très pipi-caca, parfois même assez dégoûtants.

Certaines de ces nouvelles, malgré tout, sortent du lot pour leur originalité et leur dénouement. Je retiendrai la première nouvelle, l’une des plus courtes aussi, qui entraîne le lecteur sur une fausse piste pour finalement vous surprendre. Quand aux autres malheureusement, je les ai trouvé trop semblables. De par leur situation sociale, le rapport de force est déjà établit, et bien sûr, l’homme fort se soumet, la femme de pouvoir se soumet, comportement complètement opposé à leur relation dans le travail.

Peut-être que pour une première fois, le thème abordé est un peu trop… salace, ou extrême comme déjà exprimé plus haut. J’ai découvert un genre que je ne connaissais pas et qui, tout compte fait, ne m’attire pas plus que ça.

Je remercie La Musardine pour cette lecture.