Miroirs de sang – Dean Koontz

miroirssangMary, une jeune femme médium qui a des visions de meurtres passés ou à venir, est utilisée par la police pour l’aider à démasquer un tueur en série qui accumule des crimes monstrueux la plupart du temps mêlés de satanisme et de vampirisme. Mais Mary souffre elle-même de troubles psychologiques graves qui remonteraient à sa plus tendre enfance. Elle aurait été agressée, violentée et traumatisée par un voisin… Pourquoi n’arrive-t-elle pas à voir le visage du sadique ? Chaque fois qu’elle croit y parvenir, elle entend des bruissements d’ailes de chauve-souris et tout bascule dans le néant. Mais l’assassin continue à sévir et à accumuler les cadavres de belles jeunes femmes. Pire, il semble même connaître Mary et être à ses trousses…

Roman classé dans la catégorie Terreur, il semble que le récit se rapproche plus du thriller et du fantastique. Mary et son mari enquête sur des meurtres grâce à ses dons de voyance. Elle possède le don de pouvoir visualiser les meurtres et d’aiguiller ainsi les forces de police pour retrouver le meurtrier. Mais Mary connaît des blocages, car jamais dans ses visions, le visage du meurtrier n’est dévoilé.
Le roman est assez court et présente des personnages assez superficiels, très stéréotypés, sans beaucoup de profondeur. Le récit est assez linéaire et malheureusement, les soupçons se fixent rapidement sur deux personnages et le dénouement qui arrive assez vite est très décevant.
L’histoire manque de souffle et les rebondissements n’arrivent pas à relancer les lenteurs. L’écriture bien qu’assez fluide manque de couleur et de vie. L’ensemble en fait un roman assez médiocre.

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Insomnie – Stephen King

insomnieDes visions étranges peuplent les nuits insomniaques de Ralph Roberts : deux nains en blouse blanche, une paire de ciseaux à la main, de singulières auras colorées… Devient-il fou ? N’est-il pas plutôt victime d’une volonté supérieure qui lui donne des pouvoirs paranormaux ? Tandis qu’une agitation incontrôlée gagne la ville de Derry à propos d’une clinique où se pratiquent des avortements, Ralph se transforme en justicier, bien malgré lui… Stephen King réveille les forces obscures qui sommeillent au plus profond de l’esprit humain. Son Insomnie est un thriller démoniaque qui vous plonge au cœur d’une folie collective et vous étreint comme un cauchemar hallucinant.

Ralph Roberts vit dans un quartier tranquille de Derry avec sa femme. Ils sont à la retraite et tout se déroule normalement jusqu’à ce que la maladie emporte son épouse. Il devient alors pour lui de dormir, mais il met cette difficulté sur la dépression possible suite à la disparition de sa femme. Mais Ralph commence à voir des couleurs entourées les gens qu’ils croisent.
Le récit de Stephen King est généreux, trop même. La lecture de ce pavé est longue et parfois un peu trop fastidieuse tellement l’auteur s’enroule dans des détails franchement sans importance. D’un bouquin de 900 pages, il est certain qu’un auteur différent aurait pu nous faire vibrer en seulement 300 pages, mais Stephen King brode, et il aime ça. Trop long, trop gros et beaucoup d’inutilités, de futilités.
L’histoire quant à elle est intéressante même si certains passages sont soit mal traduits soit mauvais. Le fait de traîner en longueur, on a largement le temps de s’imprégner et d’évaluer les conclusions qui finalement sont sans surprise et ne nous déroutent pas une seule seconde.
Je savais Stephen King d’un niveau moyen, et ce roman le confirme, et en plus c’est vraiment long à lire.

Le dernier loup-garou – Glen Duncan

ledernierloupJake Marlowe est un loup-garou, le dernier de son espèce. Pourchassé par des tueurs fanatiques qui ont juré de lui trancher la tête, protégé contre son gré par une organisation secrète désireuse de vivre au grand jour, Jake a décidé d’arrêter de fuir. La prochaine pleine lune sera sa dernière. « Va où tu peux, meurs où tu dois ». Mais pour le vieux loup-garou suicidaire et blasé, rien ne va se dérouler comme prévu. Le dernier loup-garou, traduit en quinze langues, est le premier tome d’une trilogie qui, notamment par l’humour et l’émotion – sans oublier une pincée de sexe ! -, dépoussière, voire dynamite, le mythe du lycanthrope.

Jack est apparemment le dernier loup-garou existant sur terre. C’est un loup-garou différent, plus cérébral que les autres membres de sa race. Mais sa nature le rattrape trop souvent. Il est poursuivi par un groupe qui chasse les chimères, les loups-garous mais aussi les vampires, mais il se rend compte que les vampires tentent de le sauver pour des raisons inconnues.

Ce roman arrivent à point nommé. Après la mode des romans de vampires et puis des zombies, enfin les loups-garous sont au rendez-vous. L’auteur vogue sur la vague et nous produit ici un roman qui se veut original.

Le personnage est loin du type même du loup-garou, individuel et violent, il pense, réfléchit, écrit son journal intime, et refuse presque la violence.

Le roman décrit une histoire assez pauvre dans son contenu. Il y a peu de choses qui se déroulent et les rebondissements sont rares. Le personnage principal est ennuyeux, sans vraiment de fonds intéressant. L’histoire est assez lente et tourne beaucoup en rond.

L’écriture quant à elle est très correcte, presque trop littéraire. Malheureusement, le style ne colle pas du tout avec le genre qui se veut assez violent à plusieurs égards. En somme, le style est trop bien pour un roman de loup-garou nous éloignant ainsi de l’histoire, ne nous permettant pas de nous impliquer dans l’histoire.

Finalement, le roman est certes bien écrit, mais l’histoire est ennuyante.

Je remercie Babelio et Folio pour ce partenariat.

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L’éducation de Stony Mayhall – Daryl Gregory

stonyEn 1968, peu après le premier « incident zombie » jugulé par les autorités américaines, y compris du point de vue de la communication (un « incident » ayant malgré tout provoqué 70000 morts), Wanda Mayhall, jeune infirmière mère de trois filles en bas âge, découvre le corps d’une adolescente lors d’une tempête de neige. Serré dans les bras morts de la jeune femme, emmitouflé dans quelques hardes : un nouveau-né froid comme la pierre. Il ne respire pas ; son pouls est introuvable. Mais ses yeux sont ouverts. Des yeux qui suivent les mouvements de Wanda… Soudain, le bébé se met à bouger.
La famille recueille alors le nourrisson, qu’elle nomme Stony, tout en taisant cette découverte aux autorités. C’est alors qu’en dépit de toute attente, cet enfant qui ne respire pas, ne mange pas et semble insensible à la douleur physique, commence à grandir. Ainsi débute une existence cachée, secrète, faite de non-dits mais aussi de découvertes pour un Stony bientôt adolescent dans la ferme familiale. Jusqu’à cette nuit terrifiante au cours de laquelle il lui faut fuir pour sa vie, abandonnant tout ceux qu’il aime, une nuit au sortir de laquelle lui sera révélée la nature de sa condition, et aussi, surtout, une réalité cruciale : il n’est pas seul…
« L’Education de Stony Mayhall » est un livre de zombies. Bien sûr. Mais c’est aussi, surtout, un grand roman traversé par un souffle romanesque puissant, une réflexion sur la foi et le messianisme, la tolérance, l’intégration, la nature du vivant et le sens du sacré. C’est enfin un récit merveilleusement drôle et sensible, touchant, porté par un personnage central exceptionnel : sans doute le plus inoubliable zombie de toute l’histoire littéraire du genre.

Ce roman raconte une histoire apocalyptique. En effet, un virus transforme les morts en être morts. Après une première épidémie rapidement maîtrisé en 1968, les services secrets des Etats-Unis étouffent l’affaire mais continuent, discrètement, à traquer les morts-vivants pour les éliminer ou les étudier.
Ce virus a la particularité de tuer le patient puis de le ressusciter. Pendant quelques jours, il est atteint d’une faim inextinguible avant de se calmer. Le zombie retrouve ses esprits et devient un être doué de conscience, d’intelligence, parfois même de sa mémoire d’avant son décès.
Pendant cette première épidémie, la famille Mayhall recueille un nouveau-né, apparemment mort de froid, dans les bras de sa mère. La mère le fait revenir à la vie et contre toute attente, il est presque normal et grandit comme tous les enfants.
Ce roman trouve son originalité, parce que le thème du zombie est bien usé maintenant, et son atout réside dans l’approche du virus et la vie des zombies. Il apparaît encore plus que dans les autres récits ou même les bandes dessinées un héros mort doué de conscience, mais il n’est pas seul dans ce cas. Ses congénères sont conscients et peuvent réfléchir, aimer, haïr et avoir des projets. Bien sûr, les vivants combattent ces zombies afin de les exterminer. Et au fur et à mesure, plusieurs décennies plus tard, les fuyards ne sont plus que quelques centaines disséminés sur le territoire américain.
Plusieurs fois dans le roman, l’auteur essaye de nous convaincre qu’il y a une explication scientifique à l’existence des zombies, mais pas une seule il ne l’explique s’égarant un peu trop parfois. Finalement, aucune explication n’est donné et seule la conscience d’être serait la solution.
Le personnage est attachant et malgré les années qui passent, il reste adolescent, avec une nature profonde qui ne change pas. Le récit est bien construit mais possède des passages trop long et sans intérêt. L’écriture, quant à elle, est fluide et facile à lire.
Le héros du roman décrit finalement comment un enfant devient une sorte de porte-parole religieux, au point que ses semblables le considèrent même comme une divinité. Utiliser le thème du zombie permet à l’auteur de décrire une différence importante par rapport au standard, comme les indiens d’amérique lorsque les européens sont arrivés sur le continent américain et les ont découverts.
En somme, un roman intéressant qui parfois se perd dans détails inutiles mais dont le thème est d’actualités avec un dénouement divin.
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Le bûcher des immortels – Jonathan Carroll

bucherimmortelMiranda Romanec, élégante New-Yorkaise dénicheuse de livres rares, pense avoir enfin trouvé le bonheur auprès de Hugh Oakley, séduisant marchand d’art. Mais, alors qu’elle se retrouve enceinte et que des incidents étranges se multiplient autour d’elle, Hugh meurt brutalement. Dès lors, dans la nouvelle maison où le couple avait emménagé, Miranda est confrontée à des événements aussi spectaculaires qu’effrayants, où son passé et un futur virtuel semblent se mêler… Cet « autre monde » dont son amie Frances Hatch, centenaire parvenue au terme d’une existence flamboyante et ancienne propriétaire de la demeure, clame la réalité, lui serait-il soudain devenu perceptible ?
Fascinée, Miranda ne peut s’empêcher de penser que quelque terrible révélation l’attend au bout de son odyssée intérieure…

Ou comment découvrir que des êtres différents possèdent l’immortalité. Miranda est une personne égoïste dont l’activité est de trouver des livres rares pour les vendre à des passionnés. Mais lors d’une soirée, elle rencontre Hugh, un homme tout aussi égoïste qu’elle, mais leur amour est plus puissant. Il s’installe ensemble. Un soir, alors qu’elle compte lui annoncer sa grossesse, il décède.
Le récit est divisé en deux parties. La première partie est longue et presque fastidieuse pour le lecteur. Le récit s’allonge dans les rencontres, la vie du quotidien ennuyeuse sans décoller réellement. Bien que l’auteur nous fasse entrevoir la suite par petites touches discrètes, ce n’est pas suffisant pour ne pas tomber d’ennui. La seconde partie, quant à elle, est plus énergique et assez agaçante. Parce nous suivons une personne égocentrique pourvu malgré elle d’un pouvoir légendaire, mythique. Mais le pire, c’est que les seules personnes à posséder ce pouvoir sont identiques. Quelle morale peut-on tirer de ce roman, hormis le fait que pour renoncer à ce don, il le sacrifie par amour à une autre personne en brûlant un symbole ! Le récit est finalement moyen et seule la plume de l’auteur tire le roman vers le haut. Sorti et classé dans la catégorie Terreur, vous ne rencontrerez uniquement qu’un côté limité auprès du fantastique, mais sans plus finalement.
Un roman assez moyen, qui manque d’envergure.

Je suis une légende – Richard Matheson

jesuisunelegendeChaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l’abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie. Un virus incurable qui contraint les hommes à se nourrir de sang et les oblige à fuir les rayons du soleil…Chaque nuit, les vampires le traquent jusqu’aux portes de sa demeure, frêle refuge contre une horde aux visages familiers de ses anciens voisins ou de sa propre femme.Chaque nuit est un cauchemar pour le dernier homme, l’ultime survivant d’une espèce désormais légendaire.

Ce roman de science fiction post apocalyptique des années 50 nous fait le récit d’un homme, Robert Neville, habitant d’une petite ville américaine. Une épidémie décime la population. Les gens contractent des symptômes graves, faiblissent puis meurt. Mais après leur mort, ils reviennent affamés de sang frais, tels des vampires. Robert est le seul sur lequel la bactérie n’a aucun effet, il devient rapidement le seul être non contaminé.
Le roman se déroule dans les années 70 et raconte le quotidien du dernier homme vivant non contaminé, se battant pour survivre, et tuant le jour les vampires endormis. Entre la mythologie du vampire et la réalité d’une bactérie, Robert tente de comprendre pourquoi l’ail les repousse, ou encore pourquoi le soleil les tue. Tous les jours, entre l’abattement et l’euphorie, Robert vit sa survie avec malgré tout beaucoup de difficultés.
On y découvre un personnage attachant s’enfonçant dans la dépression après des épreuves difficiles puis refaisant surface petit à petit, dans la solitude la plus triste.
Le mythe du vampire est revisité et devient contemporain, l’auteur essayant de rendre crédible le monstre aux longues canines en proposant des explications autant biologiques que psychologiques. Le roman est tr ès réussi et à marquer d’une empreinte indélébile la science-fiction. De nombreux auteurs s’y sont engouffrés ces dernières années et nous pouvons retrouver ce thème, comme un plagiat à ce roman, dans la saga Zombie Story ou encore la bande dessinée The Walking Dead.
L’ écriture est fluide et rapide à lire. Le roman se lit assez rapidement laissant un peu le lecteur sur sa faim. Je suis une légende est un roman qui mérite largement son succès, qui mérite son adaptation cinématographique et et qui aura inspiré tant de copies, parfois un peu trop pâles. Un must dans le genre… A lire…

Frankenstein ou le Prométhée moderne – Mary W. Shelley (livre audio)

frankensteinVictor Frankenstein, un jeune étudiant brillant, crée de toutes pièces un être à l’apparence humaine. Bien vite, il regrette son geste. En effet, la créature prend l’apparence d un monstre sanguinaire qui ne pense qu’à semer la mort et le malheur sur son passage et qui persécute son créateur. Au travers de l’histoire de Victor Frankenstein et de son monstre, Mary W. Shelley nous pose la question de l’origine de la cruauté humaine. Le monstre de Frankenstein est rejeté par tous. Il aimerait avoir des relations avec les humains mais ceux-ci le fuient. Il devient alors violent et s en prend aux personnes qu’il rencontre. Ce personnage de notre culture populaire que chacun croit bien connaître et pourtant … Découvrez un Victor Frankenstein certes fou mais surtout obsédé par la vengeance, complètement désespéré et une créature bien plus humaine qu’on n aurait pu l’imaginer. Une parfaite association de la voix profonde de Jacques Roland avec l’écriture de l’auteur permettent d entrer dans l’âme de Victor Frankenstein…

Frankenstein, non pas lu comme un livre habituel, mais lu par un voix et donc écouté, un roman audio. Frankenstein est l’histoire d’un jeune homme intelligent créant un être fait de morceaux pris ça et là, un monstre. Le roman se décompose en plusieurs parties dont le narrateur est tantôt le scientifique, tantôt le monstre.
Ce roman est un classique du roman de terreur, dans lequel l’homme devient dieu le créateur, mais sa bête ainsi créée n’est pas celle qu’il escomptait. Elle est horrible physiquement et forte. Elle s’enfuit et découvre ce qu’elle est petit à petit jusqu’à devenir folle.
Ce roman est écrit à une époque où l’homme se sentait capable de découvrir, de créer et de vivre comme jamais il ne l’avait fait auparavant. L’homme par l’acquisition des compétences scientifiques suffisantes se compare à dieu, il est dieu. Le monstre devenant ainsi la création de dieu, l’homme lui-même.
L’écriture de Mary Shelley est fluide et permet au lecteur de s’imprégner de l’époque ainsi que des conséquences des actes de Frankenstein.
Ce livre audio est lu par une voix agréable, grave, prenant les intonations suffisantes pour favoriser aux lecteurs l’immersion. Le débit est correct, un peu lent par rapport au débit de lecture habituel, mais correct tout de même. Il faut avouer que cette première expérience est réussie.
Le seul défaut est la disponibilité de la lecture en MP3 uniquement ne permettant pas de le lire sur un lecteur CD ne lisant pas le MP3, mais ce défaut peut facilement se réparer avec les équipements disponibles aujourd’hui.
Le CD est vendu dans une boîte en plastique et prend peu de place.
Une première fois intéressante qui permet aux mal-voyants de pouvoir découvrir de magnifiques lectures.
Je remercie Babelio et Le Livre Qui Parle pour ce partenariat.
babelio

L’abomination de Dunwich – H.P. Lovecraft

dunwichParce qu’un de leurs ancêtres s’est approprié un secret que les humains ne doivent pas connaître, ou parce qu’il a mis un jour un passage vers un ailleurs indicible, certaines familles subissent le joug d’une malédiction, de génération en génération, il en est ainsi à Dunwich, petit village isolé du Massachusetts, de la famille Whateley, dont le dernier-né, Wilbur, grandit si vite qu’il paraît adulte à dix ans. Car le mystère sur sa terrible naissance reste entier… Mais, parfois, ce sont des lieux que possède une horreur ancestrale, tels l’atroce cité sans nom ou encore le prieuré d’Exham, hanté par d’effroyables rats…

Ce recueil de nouvelles est une suite de récit mettant en scène l’univers que Lovecraft a créé. Nous retrouvons les hommes face à l’indicible, des parias de la société oeuvrant contre l’humanité, alors que d’autres, à la limite de la folie, tente de la sauver.
Les différents récits sont bien construits et chaque histoire présente un aspect nouveau du mythe, bien que les similitudes avec d’autres récits ne faisant pas partie de ce recueil sont flagrantes.

Nous ne sommes pas dans l’horreur gore, mais celle qui ne se voit, celle qui se ressent, celle de l’esprit. Ces nouvelles sont assez représentatives du mythe de Cthulhu même si pas une seule fois ce terme n’est évoqué.
Le livre se lit rapidement et avec beaucoup de plaisir. Le style est fluide et rythmé, menant le lecteur jusqu’au dénouement avec un crescendo qui s’accentue au fur et mesure.
Un très bon auteur fantastique qui inspira, inspire et inspirera plusieurs générations d’écrivains et de lecteurs avant tout.

Les fourmis – Bernard Werber

lesfourmisLe temps que vous lisiez ces lignes, sept cents millions de fourmis seront nées sur la planète. Sept cents millions d’individus dans une communauté estimée à un milliard de milliards, et qui a ses villes, sa hiérarchie, ses colonies, son langage, sa production industrielle, ses esclaves, ses mercenaires… Ses armes aussi. Terriblement destructrices.
Lorsqu’il entre dans la cave de la maison léguée par un vieil oncle entomologiste, Jonathan Wells est loin de se douter qu’il va à leur rencontre.
A sa suite, nous allons découvrir le monde fabuleusement riche, monstrueux et fascinant de ces «infraterrestres», au fil d’un thriller unique en son genre, où le suspense et l’horreur reposent à chaque page sur les données scientifiques les plus rigoureuses.
Voici pour la première fois un roman dont les héros sont des… fourmis !

Un couple avec un enfant hérite d’un appartement dans Paris. Dans le testament, l’oncle décédé insiste sur le fait de ne pas pénétrer dans la cave, mais la curiosité l’emporte. Dans le même temps, nous découvrons le réveil de l’hibernation dans une cité de fourmis rousses.
Alternant le récit entre les personnages qui découvrent le contenu de la cave mystérieuse et la vie dans une fourmilière, l’auteur propose ici un récit original et instructif. La vie d’une fourmi est rendue passionnante grâce à une écriture facile et fluide, mais aussi grâce aux explications scientifiques qui parsèment le roman nous donnant des éléments pour comprendre le travail et la passion des entomologistes, pour comprendre un peu plus ce qu’est une fourmi, un insecte assez banal, et pourtant extrêmement complexe.
Dès les premières pages, il est aisé de comprendre le succès que le roman a eu et a toujours par son écriture et la construction du récit bien réalisé.
L’histoire des fourmis est d’un réel intérêt et nous permet d’en apprendre un peu plus sur ces insectes qui peuplent chaque partie du monde, enfouis sous terre et possédant des milliards de milliards d’individus et possédant quasiment pour chaque espèce un mode de fonctionnement sociétal différent.
Un roman alliant une quête autant humaine que myrmicéenne, reliée par cet oncle décédé, un pacte entre l’homme et l’insecte ou comment apprendre tout en prenant du plaisir. Un roman qui mérite son succès.

Le cauchemar d’Innsmouth – H.P. Lovecraft

innsmouthQue se passe-t-il à Innsmouth ? Pourquoi les gens évitent ses habitants comme s ils étaient maudits ? Quel secret cache cet ancien port à l abandon ? Je m y retrouvais par les hasards de mon voyage … Mais était-ce bien un hasard ?… Et j y vécus la plus terrible nuit de mon existence ! Je croyais avoir survécu au pire… Mais le cauchemar ne faisait que commencer ! Une oeuvre majeure de H.P. Lovecraft, un des pères de la littérature fantastique et d épouvante.

Ce recueil de nouvelles est une suite de récits qui ont presque tous une trame commune, l’horreur indicible venue des confins du cosmos. L’auteur fait ressentir par son écriture empruntée, son vocabulaire recherché, les affres de ces propres cauchemars cumulés à son imagination débordante, la peur de l’inconnu et surtout le sentiment que l’homme est ridiculement petit dans l’univers.
On pourra être gêné par son racisme omniprésent et la différence prononcée des classes sociales, mais aussi sa misogynie dans ses récits, mais l’ensemble montre principalement une recherche de l’impossible, de l’indicible, des entités infinies plus vieilles, plus anciennes que l’homme, comme si la Terre avait et appartient encore à des puissances innommables.
La première nouvelle est assez difficile à lire et peut être rebutante par son style un peu buté, mais les autres récits sont plus fluides.
Alors qu’il est bien défini que Lovecraft n’a jamais mentionné son oeuvre de Mythe mais dans l’une des nouvelles, il en fait allusion, serait-ce cette nouvelle qui lança plus ou moins le Mythe de Cthulhu, l’oeuvre de Lovecraft.
Dans l’ensemble, ce recueil est vraiment intéressant et plonge les lecteurs dans une horreurs latentes, invisibles et fantastiques.