Dragons d’une aube de printemps – Weis et Hickman

La guerre contre les dragons, serviteurs de Takhisis, Reine des Ténèbres, fait rage. Armés des mystérieux orbes magiques et de la brillante lancedragon, les compagnons redonnent espoir au monde. Mais, à l’aube d’un jour nouveau, la lumière est faite sur les sombres secrets que les amis dissimulaient en leur coeur. Les trahisons, les traîtrises, les faiblesses sont sur le point de détruire tout ce qui a été accompli. La plus grande bataille est celle qu’ils doivent livrer contre eux-mêmes. Et s’ils en sortent vainqueurs, alors, ils seront de véritables héros.

Troisième et dernier tome de cette première trilogie dans l’univers de Lancedragon. La guerre fait rage mais un espoir malgré tout persiste. Chaque personnage aura son mot dans cette histoire. Séparés dans l’épisode précédent, c’est avec leur coeur qu’ils vont mener leur chemin pour se retrouver au dénouement. L’aventure prend tout son sens dans ce dernier opus. Beaucoup d’actions et d’actes héroïques en perspective, mais souvent ces actes ne sont pas réalisés au grand jour, et nos héros ne seront finalement que des héros de l’ombre. Un roman encore une fois plutôt bien écrit avec un récit qui tient bien la route. Et maintenant que l’univers est bien posé, les romans qui vont suivre ne pourront que s’inspirer du style pour enraciner encore plus les personnages et leurs actes dans le mythe.

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Dragons d’une nuit d’hiver – Weis et Hickman

Désormais, chacun sait que les dragons de Takhisis, la Reine des Ténèbres, sont revenus. Les peuples de tous les pays se préparent à combattre afin de sauver leur foyer, leur vie et leur liberté. Mais les races sont divisées depuis bien longtemps, à force de haines et de préjugés. Les guerriers elfes et les chevaliers humains se battent entre eux. Il semblerait que la bataille soit perdue avant même d’avoir débuté. Les compagnons se retrouvent séparés, déchirés par la guerre. Une saison complète s’écoulera avant leurs retrouvailles si retrouvailles il y a. Alors que les ténèbres s’épaississent, un chevalier en disgrâce, une jeune elfe trop gâtée et une tête de pioche de kender font face, à la lueur blafarde du soleil hivernal…

Ce deuxième épisode poursuit l’aventure commencée tranquillement dans le premier roman. Maintenant que les personnages principaux sont présentés et que le groupe semble plus ou moins en place, les voilà dans une série d’événements importants pour l’avenir de leur monde, au milieu d’une guerre d’une grande ampleur et dont leurs actes sont en train de forger l’avenir. Il m’apparaît quand même un parallèle flagrant avec le SdA, tout d’abord pour la diversité des races représentées dans le groupe et puis dans la séparation dudit groupe dans le deuxième tome. Chacun suivant sa destinée mais chacun ayant des réactions ayant elles-mêmes des conséquences que les autres membres ressentiront. Le récit est bien construit et l’écriture est bien supérieure au niveau des roman des Royaumes Oubliés. C’est de la fantasy, de la bonne fantasy, qui se lit avec plaisir. Un petit bémol pour la facilité des auteurs à revenir vers une histoire un poil linéaire. Mais l’ensemble est bon et donne envie de poursuivre sur le dernier opus.

Dragons d’un crépuscule d’automne – Weis et Hickman

Amis de longue date, ils ont suivi des chemins différents. Les voilà de nouveau réunis, mais tous gardent en leur coeur des secrets qu’ils ne peuvent révéler. Ils parlent de l’ombre qui s’étend sur le monde et de rumeurs de guerre : de légendes peuplées de monstres étranges et de créatures mythiques ; mais pas de leurs secrets, pas encore. Jusqu’à ce qu’une femme d’une grande beauté, et détenant un cristal magique, entraîne les compagnons dans le danger et les ténèbres, bouleversant à tout jamais leur vie et le destin du monde. Personne n’imaginait qu’ils deviendraient des héros… eux moins que quiconque.

Ce premier tome dans l’univers de LanceDragon, un univers de Donjons et Dragons, est le premier épisode d’une trilogie dans laquelle nous sommes plus dans la découverte des personnages principaux que sur la poursuite d’une quête intense. L’univers de fantasy est typique des univers de D&D. Les personnages sont dans la même veine que la communauté des neufs, nous avons droit à notre nain, notre semi-homme, le kender, les humains, et le demi-elfe, particularité de D&D, mais aussi des elfes, et bien sûr des dragons. Nous sommes un peu dans le cliché mais l’ensemble tient la route. Le récit ne tourne pas au ridicule et l’aventure avec ses rebondissements nous tient en haleine durant tout le roman. En même temps, le style est bien au-dessus du niveau des Royaumes Oubliés, la traduction est bien mieux travaillée et donc, forcément, cela s’en ressent. Le récit est bien mené avec une quête qui semble ouverte, loin de la linéarité habituelle des romans sur les Royaumes Oubliés. Bon, pour résumé, ce n’est pas de littérature de grande envergure, mais les adeptes de fantasy y trouveront leur compte.

Le joyau du petit homme – R.A. Salvatore

Dans ce troisième tome de la trilogie du Val Bise, nous retrouvons donc Drizzt et ses compagnons, qui partent à la recherche de leur ami Régis. Ils traversent le pays pour le retrouver aux mains de son ancien maître. Le récit est à la hauteur des deux premiers tomes de cette trilogie. C’est bien construit et il y a un savant mélange d’actions pour nous tenir en haleine jusqu’au bout. Je doute malgré tout que la traduction soit vraiment conforme à l’originale mais l’ensemble tient la route malgré tout. Les personnages sont attachants et l’elfe noir prend de plus en plus de pouvoir dans le regard des lecteurs, avec un race et un tempérament atypique.
Au terme de cette trilogie, nous avons une histoire intéressante, bien construite, et qui se lit avec un vrai plaisir pour les amoureux de la fantasy.

Les torrents d’argent – R.A. Salvatore

Dans ce seizième tome des Royaumes Oubliés, deuxième tome de la trilogie du Val Bise, nous partons à la recherche de Mithril Hall, la cité d’origine de Bruenor. Le récit reste dans la même veine que le premier épisode de la trilogie, avec un mélange de recherche, de dialogue et de combats. La quête reste passionnante et très prenante jusqu’au dénouement. Bien qu’habituellement, les romans des Royaumes Oubliés sont d’un niveau plus médiocre ou moyen que bon, cette trilogie est quant à elle très bien réfléchie, et écrite. Les personnages deviennent plus travaillés qu’auparavant et nous commençons à nous y attacher de plus en plus. Drizzt est un personnage complexe entouré d’amis tout aussi complexes que lui. L’écriture n’est pas celle d’un grand classique, mais se lit facilement, et avec beaucoup de plaisir. Il nous reste un dernier épisode avant la fin.

L’éclat de cristal – R.A. Salvatore

Le Val bise tremble. Akar Kessell, un apprenti-sorcier, a maladroitement réveillé une relique pouvant balayer la région de la surface des Royaumes: l’Eclat de cristal. Mais les Dix-Cités doivent faire face à un danger plus immédiat : les barbares. Après une première attaque manquée, ces derniers laissent pour mort un membre de leur tribu : le jeune Wulfgar, bientôt recueilli par le nain Bruenor et son ami Drizzt Do’Urden, l’elfe noir. Condamné à cinq ans d’esclavage, le jeune homme s’aguerrit au contact de ses « maîtres ». Heureusement, car il pourrait bien être leur ultime rempart contre l’effarante puissance du cristal.

Ce premier tome de la Trilogie du Val Bise se déroule dans l’univers des Royaumes Oubliés. Dans le Val Bise, à Dix-Cités, Akar Kessel va mener une attaque d’envergure en prenant le pouvoir sur des hordes de gobelins et d’orcs. Ce roman est certainement depuis la trilogie de l’elfe noir, l’un des romans qui se rapproche le plus de l’univers. Nous découvrons plusieurs années après son départ de sa patrie, Drizzt, qui s’est fait des amis dont Bruenor. Le récit est bien construit et a le mérite de présenter les personnages qui vont dorénavant tourner en orbite autour de l’elfe noir qui reste le symbole de cet univers. Le roman arrive à allier l’action des combats avec la quête des personnages, un peu de magie et beaucoup d’héroïsme. L’ensemble est cohérent et le roman est intéressant. Cela donne envie de continuer cette trilogie.

Orcs 3. Les guerriers de la tempête – Stan Nicholls

Les races anciennes et vous, les envahisseurs, se livrent une guerre sans merci. La Mort rôde sur tout le pays et il ne reste plus que nous, les orcs, pour décider du futur du monde. Que Jennesta essaie de se débarrasser de nous, pour voir. Que chacun de nos ennemis tente de nous attraper. Moi, Stryke, je suis fatigué de courir. Les cinq étoiles portent la réponse que je trouverai dans mes rêves. Le temps de la révélation est proche et bientôt nous pourrons déchirer le voile du mystère. Nous devons vaincre et en finir avec tout ceci. Ou du moins essayer, quitte à en mourir. J’ai vu notre destin. Alors ne vous mettez en travers de notre chemin !

Ce troisième tome démarre sur la poursuite ultime de Jennesta et son armée des Renards qui se sont réfugiés dans une bourgade humaine. Le récit est bien construit que le précédent tome. Ce dernier épisode nous convie à un flot de combats et de révélations toujours plus surprenantes les unes que les autres jusqu’à un dénouement haut en couleur. La trilogie qui avait bien commencé, s’était ensuite essoufflée, se termine ici en apothéose. L’histoire prend une tournure très fantasy avec une vraie quête pour les Orcs renégats comme pour toute la nation Orcs. Un récit qui se lit avec une grande facilité, sans lourdeur. Une trilogie qui finalement est vraiment intéressante et loin de la fantasy habituelle. Ici nous sommes du côté du méchant ennemi de l’homme, l’orc tout vert, et sa vision est bien différente de celle que nous nous sommes imaginés depuis le Seigneur des Anneaux. Une très bonne trilogie…

La couronne de feu – Ed Greenwood

Deuxième tome de la séquence de Shandril, et quatorzième tome de la saga des Royaumes Oubliés. Ce roman poursuit les aventures de Shandril, détentrice d’une puissance magique comme rarement il en existe dans cet univers, le magefeu. Shandril se retrouve donc assaillie par bon nombre d’ennemis qui finissent en merguez carbonisées, mais l’aide de Narm, Delg et Mirt, elle arrive à s’en sortir. D’ailleurs, même quand ses compagnons décèdent, la magie les ressuscite, c’est bien, c’est facile…
Le récit est assez plat et linéaire, alternant mièvrerie et rôtisserie. L’ensemble est assez ennuyeux sauf peut-être pour les amoureux du barbecue dominical. Le style est léger et se lit heureusement assez facilement bien que les dialogues soient trop présents et d’un niveau pour des adolescents attardés. L’ennemi est fidèle au cliché du magicien buté prêt à tout, même à finir en chipos.
En somme, ce roman vous refroidit quelque peu.

Orcs 2. La légion du tonnerre – Stan Nicholls

Mon nom est Stryke. Longtemps, il fut synonyme de mort et de désolation. Fier d’être né orc, j’ai mené mes guerriers à la victoire, portant haut la bannière de Jennesta, et j’ai tué trop d’humains pour me souvenir de tous ! Aujourd’hui, je sais qu’il y a une autre voie. En rêve, j’ai vu un monde harmonieux où les orcs, les elfes, les nains et même les humains peuvent vivre en paix. Ce songe doit devenir réalité ! Poursuivi par les sbires de Jennesta, traqué par des chasseurs de primes, maudit par toutes les races ; je vaincrai ! Je vaincrai ou la guerre qui éclatera nous balaiera tous ! Dans la tourmente à venir, vous serez avec moi ou contre moi. Et sachez que la pitié est un luxe que je ne pourrai plus me permettre !

Ce deuxième tome d’Orcs poursuit l’aventure déjà commencée dans le premier épisode, dans lequel une troupe d’Orcs partis à la recherche de reliques se retrouvent au milieu de graves ennuis. Dans la continuité du premier tome, Orcs est récit violent avec une dimension différente, une vision derrière les monstres verts, ou le degré de compréhension devient important. Toujours dans la même veine, nous découvrons un peuple violent mais respectueux de leur environnement. Le récit est malgré tout assez linéaire, sans beaucoup de surprises malheureusement. Autant la première partie nous avait transporté dans un univers différent, avec un oeil différent, nous donnant l’espoir d’une deuxième partie palpitante, mais le récit a eu tendance à freiner, à s’écrouler de lui-même. L’auteur n’a pas réussi à conservé cette fibre de magie. Ce n’est pas un mauvais roman, mais il déçoit quant à l’espérance que le premier épisode nous avait donné.

La pierre du trouveur 3. Le chant des saurials – Jeff Grubb et Kate Novak

Troisième tome de la trilogie sur l’éperon de Wiverne dans lequel nous retrouvons les personnages de cette quête face à une divinité. Le récit, bien qu’écrit d’un style assez fluide, est pauvre, mêlant beaucoup de combats, des dialogues un peu mielleux, et surtout un dénouement très moyen et complètement irréel, manquant de réalisme, malgré le fait que nous soyons dans un univers fantasy. Les personnages sont toujours aussi… vides, manquant d’âme et de caractère, sauf à être dans le cliché Donjons et Dragons. Un troisième épisode qui malheureusement n’amène pas grand chose à l’aventure et qui décrédibilise l’univers. Un roman très décevant en somme…