La pierre du trouveur 2. L’éperon de Wiverne – Jeff Grubb et Kate Novak

Giogioni d’Eperon de Wiverne est un jeune noble qui n’a pas de chance. Pris pour cible par une guerrière démente, puis un dragon irascible, il réussit enfin à rallier le domaine familial et s’apprête à prendre un repos bien mérité. Hélas! Trois fois Hélas! On a volé la relique qui garantit la prospérité de la lignée, et c’est Giogi, comme toujours, qui est chargé de parer le coup. Pour retrouver l’éperon de Wiverne, il entreprend un périlleux voyage vers le château du mage Flattery, un génie du mal protégé par une armée de morts-vivants. Entre ces murs l’attend l’épreuve qui fera de lui un homme…

Deuxième épisode de la trilogie de la pierre du trouveur, dans lequel nous allons suivre l’un des personnages du premier opus, à qui des aventures vont arriver alliant fantasy et humour. Le récit est très linéaire et n’a rien de surprenant. Le dénouement se devine plusieurs chapitres avant même d’arriver jusqu’à la fin. C’est même assez décevant parce que l’histoire est très basique, sans rebondissements notables. C’est de la fantasy assez moyenne qui plaira à ceux qui affectionnent l’univers des Royaumes Oubliés, mais est ce que cela suffit… j’en doute. Alors bien sûr, il y a l’ennemi juré, trop fort, trop puissant, de la trahison, de la magie, beaucoup, et surtout beaucoup de naïveté, trop même. En somme, le récit est assez décevant et ne restera pas dans les mémoires.
Le style quant à lui est simple, très fluide, ce qui donne l’avantage de vite lire ce livre très moyen. Un deuxième épisode mitigé, on sent que la saga des Royaumes Oubliés commence à s’épuiser et ce n’est que le douzième numéros de la série, c’est grave-grave.

La pierre du trouveur 1. Les liens d’azur – Jeff Grubb et Kate Novak

Alias n’a plus toute sa mémoire ; par contre, elle porte sur l’avant-bras d’étranges tatouages bleus qui font monter en elle, périodiquement, des impulsions meurtrières. Un jour, il s’en faut de peu qu’elle n’assassine un jeune noble. Pour elle, c’en est trop ! Décidée à rompre le charme, elle part sur les routes avec des compagnons imprévus : un mage, un Saurial, un paladin et même un irascible dragon rouge, Brumes. Au terme d’une quête semée d’embûches, elle finira par identifier ses ennemis ; de ce fait, elle saura qui elle est vraiment et pourra se libérer de l’emprise des maîtres diaboliques qui tirent les ficelles dans l’ombre.

Premier tome d’une nouvelle trilogie dans laquelle le personnage principal, serveuse dans une auberge, se découvre une envie d’aventure. Elle se réveille un matin avec des tatouages sur le bras et rapidement se lie d’amitié avec un saurien, une sorte d’homme-lézard. Mais rapidement, les ennuis arrivent et ils se retrouvent dans une aventure qui dépasse leur propre compréhension.
Le style d’écriture assez fluide permet au lecteur de rester accrocher à une quête très linéaire dans laquelle les héros sont menés d’un côté à l’autre sans vraiment avoir leur mot à dire. Le récit est malheureusement assez pauvre et ne retranscrit pas comme d’habitude dans cette série la richesse de l’univers créé. Les scènes d’action sont assez bien décrites et mettent un peu de piment, mais les autres séquences dont certaines à l’eau de rose, sont réellement de trop dans ce genre de roman.
Un premier tome très moyen, poussif même, qui ne présage pas d’une trilogie passionnante.

Magefeu – Ed Greenwood

Ce dixième tome de la série des Royaumes Oubliés présente au lecteur la découverte du magefeu. Un élément mythique de cet univers fantastique. Nous suivons Shandril, une jeune femme, servante dans une auberge, qui se retrouve au milieu d’une troupe d’aventurier. Rapidement, la troupe se confronte à un dragon. Et Shandril se découvre des talents qu’elle ne soupçonnait pas.
Ce roman, plutôt bien réussi pour la collection qui a plutôt l’habitude de nous proposer des romans moyens et souvent mauvais, est assez bien écrit, avec un style très fluide. A cela s’ajoute un récit plein de rebondissements agrémenté de-ci de-là d’un amour naissant et de découverte sur le passé de la jeune fille, en font finalement un roman sympathique à lire et pas trop ennuyeux. Ce n’est bien sûr pas de la grande littérature mais de temps en temps, ça fait pas de mal non plus.

La fontaine de pénombre – James M. Ward et Anne K. Brown

phlan3Dans ce troisième tome de la trilogie des héros de Phlan, nous faisons suite au précédent épisode avec la recherche de la dernière fontaine qui peut mettre en péril la cité de Phlan.
Le récit est très linéaire, très prévisible et sans vraiment d’intérêt. L’histoire est d’une grande pauvreté, alternant scènes de combat avec des scènes de réflexion misérables.
C’est un épisode très décevant de la série des Royaumes Oubliés qui fait chuter considérablement le niveau alors que ce dernier était déjà bien entamé par cette trilogie.
Alors que l’univers se prête à des histoires, des quêtes fantastiques, les auteurs apparemment en sont incapables et écrivent des romans que tout un chacun pourrait pourrait écrire.

Les fontaines de ténèbres – James M. Ward et Anne K. Brown

fontainetenebresDans ce deuxième épisode, nous retrouvons les personnages du premier opus quelques années plus tard. Mais les voilà qu’ils repartent combattre des ennemis qui ont enlevés la cité de Phlan pour asseoir leur pouvoir en sacrifiant des populations dans les fontaines de ténèbres.
Ce roman est aussi épique que le premier épisode de cette trilogie dans l’univers de Donjons et Dragons où les héros peuvent réaliser des choses que peu de mortels peuvent simplement imaginer. C’est de l’Heroic Fantasy comme vous pourrez peut-être en lire, mais certains passages sont très lourds et n’apportent pas grand chose au récit. On se retrouve parfois à découvrir des détails sans intérêt pour l’histoire qui sont là uniquement pour remplir des pages et qui donnent la sensation d’avoir à faire à l’homme de fer, indestructible malgré une apparence banale.
L’écriture est quant à elle très fluide, mais sans grandeur aucune.
Un roman qui se lit vite mais qui n’accroche pas beaucoup le lecteur.

La fontaine de lumière – James M. Ward et Jane Cooper Hong

fontainephlanPremier tome de la trilogie des héros de Phlan, ce roman présente dans l’univers des Royaumes Oubliés de Donjons et Dragons, un groupe de trois personnages dont les caractéristiques se complètent aux prises à des ennemis de plus en plus puissants.
L’histoire est assez basique, la mise en place est d’une grande simplicité et la suite qui se déroule est d’une même acabit. Les auteurs nous mènent d’un événement à un autre, d’une quête, d’un combat à d’autres sans grande conviction. C’est très linéaire et sans beaucoup de surprise.
Heureusement que c’est assez bien écrit, du moins c’est assez fluide, mais franchement ça casse pas des brique.

Terre promise – R.A. Salvatore

terrepromiseLa route était longue qui menait à la surface… Aujourd’hui, l’enfant maudit que je fus est à tout jamais débarrassé de ses pires ennemis : les Elfes Noirs, prédateurs redoutables s’il en est à Ombre-Terre
Hélas, leur sang coule dans mes veines ! Trouver le bonheur, même à l’air libre, ne sera pas facile
Je sais que m’attendent des épreuves et nombre de déceptions. Mais c’est sous le soleil de Toril que je deviendrai celui que je suis au fond du cœur
Alors commencera vraiment mon histoire..

Troisième épisode de la trilogie de l’Elfe Noir, qui mène le personnage de Drizzt en dehors de son monde, à la surface. Nous retrouvons un être qui arrive dans un univers différent, et nous le suivons dans son adaptation, tel le Frankenstein de Mary Shelley. D’ailleurs, il y a quelques passages dont l’auteur s’est franchement inspiré pour écrire son roman.
Drizzt est un personnage toujours aussi compliqué, et cette trilogie complète permet de découvrir dans tous ses aspects permettant au lecteur de connaître un héros dont les débuts ont été chaotiques.
Le récit est assez bien construit mais très linéaire donc sans beaucoup de surprises, mais le but étant uniquement de faire découvrir ce personnage légendaire dans l’univers du jeu de rôle.
En somme, une bonne trilogie, intéressante, mais avec une écriture normale, fluide.

Terre d’Exil – R.A. Salvatore

terredexilDrizzt a quitté Menzoberranzan, sa ville natale, pour gagner les régions sauvages de l’Outre-terre. C’est le début pour lui d’une vie d’errance et de traque. Car Drizzt doit devenir un chasseur s’il veut prendre le dessus sur les créatures qui rôdent dans les profondeurs. Il peut heureusement compter sur l’aide de Guenhwyvar, sa fidèle panthère magique. Mais le jeune elfe noir n’est pas seulement confronté à la sauvagerie de contrées hostiles, il doit aussi faire face à une menace bien plus ancienne : sa famille ne l’a pas oublié et sa mère, la maléfique Matrone Malice, tient à resserrer les liens du sang… jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Ce deuxième épisode des aventures de l’elfe noir mène ce personnage atypique à quitter sa cité natale pour errer dans les cavernes d’Ombre-Terre. Drizzt passe alors plusieurs années seul, accompagné uniquement par son ami fidèle, la panthère noire. Puis, il décide un jour, de se livrer à un peuple ennemi des Drows, les gnomes où il retrouve une ancienne connaissance.
Ce deuxième tome, même si c’est souvent un peu tiré par les cheveux, propose un récit mieux construit, avec une importante part de psychologique permettant au lecteur de mieux connaître cet elfe noir, et pourquoi pas de s’identifier. Bien sûr, vous combattrez à ses côtés quelques horreurs venues le terrasser mais l’ensemble donne une approche plus pacifique que d’habitude. L’histoire est assez simple mais entrainante et l’écriture est suffisamment fluide faisant de ce deuxième opus, un roman assez bien fini.
Il reste malgré tout un sentiment de manque de finition, car les romans peuvent se lire indépendamment les uns des autres. Il manque un réel fil conducteur du récit pour nous accrocher.
Dans l’ensemble, c’est de la fantasy sympathique mais un peu light, de la light-fantasy en somme.

Terre Natale – R.A. Salvatore

terrenataleDrizzt est un elfe noir né en Outreterre où le pouvoir s’obtient par la guerre ou le meurtre, L’honneur, l’amitié, l’amour n’y ont pas leur place et Drizzt y fait le rude apprentissage d’une vie de servitude. Bien qu’il ait été élevé dans un système de valeurs totalement perverti et qu’il soit rompu à l’art du combat, il sait qu’il n’est pas comme les autres. Il aspire à une vie différente et refuse de devenir un assassin au service des siens. Mais pour survivre, Drizzt est obligé de dissimuler et même nier sa véritable nature. Jusqu’au jour où il devra se battre seul contre tous !

Ce premier tome de la trilogie de l’Elfe Noir présente l’enfance de Drizzt, l’elfe noir qui par la suite trahit les siens et devient une légende loin de son monde.
Dans un univers cruel, celui des Drows, les elfes noirs vivant dans les souterrains de la terre, ces êtres sont puissants, manient la magie avec talent, usent de talents de bretteurs hors-normes, et dont les ennemis craignent de les rencontrer, leur société est faite de vilénie, de trahison et de violence gratuite, où seule l’accession sociale compte. La société Drow est matriarcale, c’est-à-dire que les femmes ont le pouvoir, car elles seules détiennent le pouvoir fourni par la Reine Araignées, leur divinité.
Drizzt, quant à lui, est un personnage complexe, aux envies de violences contre les ennemis mauvais qui à l’instar de ses congénères s’oppose à la violence gratuite, pour le plaisir uniquement de trucider et de faire couleur le sang.
Le récit est bien construit et permet de découvrir un personnage tout aussi bien construit lui aussi. C’est sa complexité qui fait que Drizzt est un personnage apprécié, attachant, et avec lequel il est facile de s’identifier ou du moins d’identifier ses propres aspirations.
Un très bon roman qui ouvre une trilogie avec beaucoup d’intérêt.

Eau Profonde – Richard Awlinson

eauprofondeCe troisième épisode de la trilogie des avatars poursuit l’aventure jusqu’au château de Lancedragon et Eau-profonde où Minuit et ses acolytes recherchent la deuxième tablette du destin. Mais leur parcours sera semé d’embûches dangereuses.
Ce troisième épisode est certainement le plus réussi même si le dénouement se devine au fur et à mesure du roman. Les personnages seront une nouvelle fois menés à se battre dans des scènes épiques mieux décrites et plus violentes.
Le récit est mieux construit mais l’histoire reste tout de même très courte. L’écriture est très simple, et l’auteur, pour ajouter du volume, part dans des descriptions intempestives sans intérêt aucun. Cette facilité à embobiner le lecteur et à faire du remplissage devient vite agaçant.
En somme, ce dernier tome, le plus intéressant de tous, n’arrive à rattraper le niveau médiocre de l’ensemble de la trilogie.