Une vraie famille – Valentin Musso

Il dit s’appeler Ludovic. Un jeune homme sans histoires… En apparence. Les Vasseur, un couple de Parisiens retirés en Bretagne à la suite d’un drame personnel, l’engagent pour quelques travaux. Le mystérieux garçon devient vite indispensable et s’immisce dans leur vie. Quand les Vasseur commencent à avoir des doutes, il est trop tard. Pourtant, la menace qui pèse sur eux n’est pas celle qu’ils imaginent…

Les Vasseur se ressourcent en Bretagne suite à un drame et font la rencontre de Ludovic. Il commence par refaire le jardin puis retape le petit appartement qui jouxte la propriété. Ludovic est un jeune homme calme et posé, simple mais mystérieux. Que cache t-il ? Le danger viendra t-il de ce jeune homme ?
Un thriller psychologique écrit avec un style très fluide, trouvant le juste milieu entre l’émotion, le descriptif et l’histoire, une sorte d’enquête dans le drame qui se lie chez les Vasseur.
Le récit prend le temps de s’installer, de présenter les personnages, de s’immiscer lentement dans leur vie, leurs craintes, leurs peurs, jusqu’à découvrir la face cachée du monstre.
Un récit un peu lent et manquant finalement de rebondissements et de surprises, un dénouement qui déçoit, peut-être un peu bâclé, trop facile. C’est dommage. Maitriser le thriller psychologique est difficile et l’auteur se situe au-dessus de la moyenne sans non plus y exceller. Cela reste un moment de lecture agréable pour un roman qui se lit très facilement.

L’esprit des morts – Andrew Taylor

lespritdesmortsLondres, 1819. Thomas Shield devient le professeur particulier d’un jeune Américain, Edgar Poe, et de son meilleur ami, Charles Frant, dont la mère, une femme séduisante et malheureuse, l’attire irrésistiblement. Lorsqu’un homme est retrouvé mort et que tous les indices convergent vers la famille Frant, Thomas est emporté dans une spirale dont les conséquences risquent d’être lourdes pour lui. Il décide alors de trouver le coupable mais le piège se referme au fur et à mesure qu’il cherche à s’en échapper. Quel est donc le lien entre ces macabres événements et le jeune Edgar Poe ? Thomas devra traverser bien des épreuves avant que la vérité soit enfin dévoilée…

Ce roman se déroule au début du XIXème siècle en Angleterre, à Londres. Nous lisons ce qui s’apparente au journal de Monsieur Shield, professeur dans une école privée où il y rencontre Charles Frant et son ami, Edgar Allan Poe. Un meurtre va mener ce jeune professeur à enquêter et à découvrir et faire remonter à la surface ce qui va chambouler la vie de millions de gens.
Ecrit dans un style très emprunté, la lecture se fait malgré tout d’une manière très fluide et passionnante. Rares sont les romans contemporains usant d’autant de tournures désuètes et de vocabulaires, et rares sont les fois où le plaisir de la lecture se retrouve dans un style aussi bien maîtrisé par l’auteur. L’écriture nous immerge rapidement dans un Angleterre brutale, à marcher dans ces rues boueuses, encombrées, puantes, aux côtés de Thomas Shield.
Le récit est bien construit et haletant. Il n’est pas une seule fois où l’ennui s’est installé durant le parcours de Shield. Une histoire bien orchestrée dans un univers qui laisse parfois rêveur mais que la réalité rattrape violemment.

L’extinction des cougars – Françoise Le Mer

extinctionNathalie Nicette, professeur de Lettres Classiques à Quimper, est une femme de quarante-sept ans, apparemment sans histoires. Veuve depuis trois années, elle vit seule, recevant de temps à autre la visite de ses deux grands enfants. Son existence, douillette mais morne, va basculer le jour où, par hasard, elle retrouve Crista, sa meilleure amie de lycée. Tout semble les séparer. Crista est délurée, joyeuse et décomplexée. Elle va entraîner une Nathalie étonnée par sa liberté de penser dans le monde festif de la nuit et l’initier aux réseaux sociaux. Mais dans l’ombre sévit un prédateur, déterminé à parvenir à ses fins, quitte au passage à se débarrasser de quelques victimes collatérales… Pourquoi la sage Nathalie intéresse-t-elle autant cette bête tapie, qui peut changer de profil autant qu’elle le veut ?

Une professeur de lettres, veuve et célibataire, retrouve une amie d’enfance qui profite de la vie, en sortant en boîte, en draguant sur les réseaux sociaux. Mais tout bascule lorsqu’un soir, alors qu’elles sont en boîtes de nuit, en train de danser, l’une de leurs amies de soirée se fait assassiner.
Le roman démarre très lentement et prend même bien son temps pour rentrer dans le vif du sujet. Bien que l’écriture soit fluide et usant d’un style facile à lire, et même, assez intéressant, le récit tends malgré tout à s’enliser dès les premières pages. L’auteur, malgré les rebondissements, reste embourbée et n’arrive pas à lancer le lecteur dans une enquête passionnante.
Le dénouement, prévisible depuis le milieu du roman, ne laisse pas le lecteur sur ses fesses. En plus d’être prévisible il manque d’originalité.
Enfin,  nous sentons que l’auteur est passionnée de son terroir et nous l’assène à chaque occasion, usant et inutile.
Un roman qui manque d’envergure, de seconde zone…
Je remercie Babelio et Palémon Editions pour ce partenariat.

Le visage de la peur – Dean Koontz

visagedelapeurUn meurtrier sévit dans les rues d’une grande américaine. Il se fait appeler le Boucher car ses victimes, de belles femmes, sont en plus d’être assassinées découpées. Mais sur le chemin du Boucher se pose Graham qui possède un don, celui de voir des événements tragiques, soit quand ils se produisent, soit quand ils vont se dérouler.
Le récit est réellement découpé en deux parties bien distinctes. La première partie nous fait découvrir les faits et les personnages. Le début de l’enquête prend forme. La deuxième partie se déroule lors d’une nuit durant laquelle Graham est poursuivi par le meurtrier.
Beaucoup de défauts ressortent de ce thriller de Dean Koontz, un auteur très instable dans son niveau littéraire malheureusement. Les deux parties sont inégales. La première devrait être plus longue, proposant une enquête plus approfondie, mais elle a été bâclée. La deuxième devrait être plus courte et plus intense. Mais sa longueur fait perdre le souffle au lecteur et l’ennui rapidement.
Un roman moyen, dans lequel, il est difficile de s’attacher aux personnages, trop de clichés, et dont le récit est mal ajusté.

La fille sans visage – Patricia MacDonald

lafillesansvisageHoffman, dans le New Jersey, une petite ville paisible, bourgeoise. Lorsqu’on apprend que le très estimé docteur Avery a poignardé sa femme, c’est la stupeur. Nina, sa fille de seize ans, est convaincue de son innocence. Quinze ans plus tard, libéré sur parole Avery revient à Hoffman. Mais la ville est-elle prête à l’accueillir ? Armée de ses seules certitudes, Nina n’a d’autre choix pour aider son père que d’explorer un passé familial douloureux. Peu à peu, les secrets des uns et des autres se dévoilent. Et la mort frappe à nouveau. Un très grand thriller où les instincts les plus noirs, les passions les plus féroces se dissimulent sous des apparences anodines.

Le roman débute sur le meurtre de la mère de Nina. Le père est accusé et part croupir en prison pendant quinze ans. Les deux fils ne souhaitent pas le voir sortir, convaincus de sa culpabilité, alors que seule Nina est persuadée de son innocence. Son père, qui a eu le temps d’y réfléchir pendant quinze ans en prison, revient sur les lieux du drame et commence son enquête avant de se faire assassiner.
Le récit est bien construit, installant, assez lentement, l’histoire et les personnages. Bien que l’écriture soit très fluide et entraînante, il apparaît que les personnages ne sont pas assez travaillés. Nina Avery, le personnage principal, est attachante et l’identification à son malheur se fait sans problème, mais on s’attend à mieux, à plus, alors que l’auteur finalement survole trop de sentiments, de sensations, d’impressions.
Le dénouement est aussi assez prévisible, et gâche un peu facilement le thriller.
En somme, rien de bien phénoménal, malgré ce style fluide et engageant.

Juste une ombre – Karine Giebel

justeuneombreTu te croyais forte. Invincible. Installée sur ton piédestal, tu imaginais pouvoir régenter le monde. Tu manipules ? Tu deviendras une proie. Tu domines ? Tu deviendras une esclave. Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t’imposer dans ce monde, y trouver ta place. Et puis un jour… Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi. À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche. Juste une ombre. Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré. On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres. On t’observe jusque dans les moments les plus intimes. Les flics te conseillent d’aller consulter un psychiatre. Tes amis s’écartent de toi. Personne ne te comprend, personne ne peut t’aider. Tu es seule. Et l’ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos. Ou seulement dans ta tête ? Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard…

Cloé est une jeune femme d’une trentaine d’années. Anciennement une femme battue par son mari, c’est devenu une battante, dans ses relations avec ses amies, et dans son travail où elles convoitent un poste de Directrice Générale d’une agence de publicité. Cette jeune femme arrogante, hautaine, cache un lourd secret remontant à son enfance. Mais un soir, elle croise un homme, de nuit, cagoulé, juste une ombre, qui va commencer à la harceler, dehors, puis jusque chez elle. Devient-elle folle ou existe t-il réellement ?
Bien que le roman se lise facilement, car l’écriture est très fluide, légère et accélérant le rythme quand il le faut, il apparaît tout de même beaucoup de perte de tension à cause d’une facilité de l’auteur à tourner en rond pour ne pas dire grand chose. L’auteur s’étale trop sur les sentiments des personnages, pour devenir finalement des moments assez pathétiques. On retrouve dans ce roman, comme dans un autre roman du même auteur lu précédemment, beaucoup de clichés typiquement féminins et beaucoup de psychologie de comptoir, ça peut plaire, mais c’est assez gnan-gnan.
Les personnages sont travaillés dans l’excès. Cloé, le personnage principal, est détestable à souhait et sans intérêt, commune et son garde du corps, le commandant Gomez, un pur flic à l’ancienne, typique d’une série TV, sans intérêt non plus.
Le récit s’étale sur une premi ère moitié assez lentement et s’accélère sur la seconde moitié. Le chasseur se révèle dès l’apparition démasquée de l’ombre et le dénouement se découvre bien avant de le lire. Cette facilité est déconcertante et gâche encore plus le final tant attendu, bâclé par l’auteur.
En somme, c’est assez mauvais et sans réelle passion, l’auteur a sa trame, utilisable à répétition. Très très décevant.

Seul le silence – R.J. Ellory

seullesilenceJoseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps d’une fillette assassinée. Une des premières victimes d’une longue série de crimes.
Des années plus tard, alors que l’affaire semble enfin élucidée, Joseph s’installe à New York. Mais, de nouveau, les meurtres d’enfants se multiplient…
Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante.

Ce roman nous parle de la vie d’un jeune garçon qui devient un homme et dont la destinée est dictée par une série de meurtres horribles dont les victimes sont des petites filles. Les meurtres commencent alors qu’il n’a pas dix ans dans son village perdu de Georgie aux Etats-Unis. Un jour, c’est lui qui découvre le corps d’une de ces fillettes. Et cette découverte va le pousser à vouloir tout découvrir, qui est l’auteur de ces meurtres. Est-ce l’étranger qui vit en face de chez lui ?

Ce roman se lit très facilement. La trame démarre alors qu’il est petit. Jeune garçon plein de sentiments, il devient un homme, toujours sensible aux odeurs, aux sensations. Beaucoup d’émotions traversent ce récit pour nous décrire tous les passages importants de la vie de Joseph. Un petit garçon plein de bonnes intentions, qui se sent responsable parce qu’il n’arrive pas à empêcher les meurtres qui s’étalent sur le temps.

Le personnage de Joseph est extrêmement attachant, et nous nous sentons suffisamment proche de lui au bout de quelques pages pour ressentir tout comme lui ses émotions. Son enquête qui prend plusieurs décennies après les premiers meurtres nous font penser que c’est tantôt tel personnage, tantôt un autre, mais pas une seule fois il nous est possible de deviner quel est le vrai meurtrier, l’être mauvais qui aura fracassé le destin d’un jeune garçon.

Ce roman m’aura fait penser à une précédente lecture de Steven Millhauser, Martin Dressler, non pas dans le récit, car c’est complétement différent, mais dans la destinée de personnages à qui d’énormes déboires arrivent, et qui se relèvent à chaque fois, toujours plus fort, toujours plus obsédé par leur destinée à accomplir.

L’écriture est fluide et sans lourdeur, l’écriture est légère et rapide. Le récit est bien construit et tient en haleine jusqu’à la dernière page. Un très bon roman, un excellent roman…

De peur que les ténèbres ne tombent – Charles Maclean

depeurquelesMartin Gregory mène une vie banale dans une banlieue new-yorkaise, entre sa femme et ses deux chiens qu’il adore. Un jour, il commet un acte atroce et inexcusable qui n’a cette fois rien de banal. Après ce coup de folie, Martin accepte, à la demande de sa femme, de se soumettre à une analyse. Celle-ci dévoile petit à petit que Martin n’est pas la personne ordinaire qu’il croyait être. Son crime sanglant a indiscutablement été commis sous l’empire d’un dédoublement de la personnalité. Lors des séances d’hypnose du Dr Somerville, Martin va découvrir qu’il est un autre et même plusieurs autres qui manœuvrent diaboliquement sa vie à son insu.

Martin est un cadre respecté et voué à progresser au sein de son entreprise. Il est très amoureux de sa femme et adore ses deux chiens. Pour l’anniversaire de son épouse, il prévoit de beaux cadeaux. Mais le soir de l’événement, il égorge ses chiens et les met dans une boîte qu’il offre à sa femme. Il est alors suivi par un psychiatre, Sommerville, qui l’hypnotise pour refaire surgir un passé douloureux.
Ce roman débute assez mal. Le personnage principal est agaçant, et c’est énervant d’appeler constamment ses chiens par le terme « garçons » comme s’il s’agissait d’enfants. Mais passé le premier chapitre et l’événement sanglant, le roman devient vite intéressant et addictif. Nous suivons Martin qui tient son journal et qui relate ses journées et ses découvertes, entrecoupé des séances d’hypnose régressive où nous découvrons l’autre facette de Martin. Il arrive parfois pendant la lecture de ne plus savoir qui dit la vérité.
La quête de Martin et son suivi psychologique par Sommerville, le psychiatre, vont crescendo jusqu’au dénouement qui ne laisse plus de place au doute.
Ce roman avait déjà été publié précédemment il y a près de trente ans sous un autre titre qui paraît mieux se concilier avec l’histoire que le nouveau titre.
L’écriture de l’auteur est fluide et les différents chapitres, tantôt le journal, tantôt les retranscriptions des séances… sont parfaitement maîtrisés. Le récit est progressif et permet de suivre l’état de Martin dès le début jusqu’à la fin sans accroc.
L’auteur propose ici un thriller psychologique intelligent et intéressant, sans dénigrer les personnes atteintes de troubles ni en faire l’apologie. Un très bon roman.

Relic – Preston et Child

relicLe Muséum d’histoire naturelle de New York prépare une grande exposition sur les croyances mystiques des peuples primitifs. Mais une série de meurtres sauvages sème la panique… D’où vient cette présence mystérieuse qui semble hanter les recoins du musée ? C’est ce que Aloysius Pendergast, expert du FBI, est bien décidé à découvrir. La réponse pourrait-elle se trouver dans les sous-sols, là où ont été oubliées ces mystérieuses caisses, derniers vestiges d’une expédition en Amazonie dont personne n’est revenu ?

Ce roman du début des années 90 se situe dans le plus grand musée du monde, à New-York. Après l’échec d’une expédition en Amazonie dont l’objectif était de retrouver les traces d’une tribu primitive, les caisses contenant des objets recueillis sont abandonnées dans un recoin du musée. Quelques années plus tard, à l’occasion d’une exposition, certains de ces objets sont ressortis et une vague de meurtres est perpétrée au sein du musée.
Ce roman ressemble à s’y méprendre au scénario de la même époque avec des personnages un peu caricaturés et un dénouement qui laisse la place à un mystère toujours aussi épais, à New-York avec un temps de chien (rappelez-vous Godzilla par exemple). Mais l’atout de ce roman est le réalisme des descriptions et du fonctionnement du musée mais aussi avec quelle efficacité cette écriture à quatre mains vous mène dans un thriller haletant.
Les premiers chapitres, suite aux premiers meurtres, dénoncent l’indiff érence des scientifiques pour ce qui n’est pas en rapport avec leurs sciences, jusqu’à faire obstruction à une enquête de police. Les personnages sont assez typés, nous retrouvons le professeur brillant et passionné mais handicapé, la jeune femme intelligente et intègre, mais aussi l’agent du FBI incapable ou encore le directeur du musée prêt à tout pour défendre ses privilèges.
L’enquête menée en très grande partie par le Docteur Frock et son assistante est finalement passionnante, les auteurs ne parsemant les indices qu’au compte-goutte, mais suffisamment à chaque fois pour ne pas frustrer le lecteur. Les rebondissements sont presque inexistants, le récit étant très linéaire, il ne faut pas s’attendre à des retournements de situation perturbants. C’est assez lisse mais le suspense est présent, tangible.
Le dénouement est fidèle à notre attente, tout est bien qui finit bien mais… un seul homme a tout compris, le puzzle du mystère est presque complet.
Dans l’ensemble, ce roman est très bien écrit, d’une écriture rapide et fluide, et l’histoire tient la route. Un bon thriller, très efficace.

Jusqu’à ce que la mort nous unisse – Karine Giebel

jusquacequelamortVincent est guide de haute montagne dans le Mercantour. Il vit retranché dans la solitude depuis que sa femme l’a quitté, cinq ans plus tôt, sans aucune explication. Un souvenir toxique, à l’image de l’ancolie, fleur somptueuse dont la brûlure est intolérable. Le seul remède qu’il a trouvé pour dépasser cette trahison est d’entretenir une réputation de Don Juan. Mais lorsqu’une jeune femme plus fragile que les autres se suicide peu après leur rupture, Vincent est sous le choc, et se marginalise encore davantage. Seule Servane, une nouvelle recrue de la gendarmerie fraîchement mutée dans la région, ne lui tourne pas le dos et parvient à pénétrer son univers. Fascinée par la montagne, elle lui demande de l’initier à ce milieu rude mais passionnant. Peu à peu, dans ces grands espaces et cette nature grandiose, les deux êtres solitaires vont se lier d’une amitié profonde… Mais la montagne sait aussi se montrer cruelle : le meilleur ami de Vincent est retrouvé mort au fond d’un ravin. Aux yeux de tous, un accident tragique, banal. Pourtant, le guide refuse de croire qu’il s’agit d’une chute mortelle, d’autant plus qu’il commence à recevoir, au compte-gouttes, de mystérieux messages anonymes semblant vouloir le mettre sur la piste du ou des assassins. Secondé par Servane, Vincent se lance alors dans sa propre enquête, mais il est loin d’imaginer l’horreur de ce qu’ils vont mettre au jour : des secrets qui, peut-être, auraient dû rester enfouis au plus profond de cette vallée d’apparence si paisible…

Vincent Lapaz est un guide de montagne dont le meilleur ami décède. Aidé par Servane, une gendarme qui vient d’arriver dans la région pour sa première affectation, ils enquêtent pensant que l’accident n’est peut-être pas involontaire. Sur les traces d’un meurtrier, la montagne va leur dévoiler des secrets inavouables.

Le roman est imposant et il faut attendre plusieurs centaines de pages que l’histoire prenne un rythme satisfaisant. Les deux tiers sont consacrés à du sentimentalisme caché derrière un rideau un peu trop fin de thriller mal dosé. La psychologie des personnages principaux donne l’impression de faire clichés sur clichés, une psychologie de comptoir ui devient à force très agaçante. C’est mielleux et la fin en est le parfait résultat, prévisible et trop… parfait.

Il faut attendre le deuxième tiers du livre pour commencer à avoir de la cadence et le dénouement est prévisible une centaine de pages avant la fin.

Les personnages sont caricaturés presqu’à l’extrême.

Le roman est écrit avec beaucoup de courtes phrases pour essayer de lancer du mouvement, mais l’histoire ne suit pas, et nous nous retrouvons à lire, comment exprimer cette comparaison, un arlequin plus… violent, dans les actes et les sentiments.

Ce roman est en somme assez décevant d’autant qu’il a été acheté à cause du bandeau promotionnelle qui vantait son prix. Finalement, on se retrouve loin du compte.