Prométhée 3. Exogénèse – Bec et Bocci

promethee3« QUELLE NOUVELLE CATASTROPHE PLONGERA PLUS ENCORE NOTRE CIVILISATION DANS LES TÉNÈBRES ? La série de phénomènes inexpliqués qui frappent la planète jour après jour semble présager le pire pour l’Humanité: disparition de la navette Atlantis, arrêt des horloges, crash des avions et des satellites orbitaux… Alors que les Etats-unis sont accusés de vouloir installer un nouvel ordre mondial, Jeff Spaulding, directeur de vol de la NASA, accède à des documents secrets qui prouvent la découverte sur la Lune d’un giganstesque vaisseau spatial extraterrestre. Parallèlement, dans le journal de bord du capitaine du Titanic – revenu à la surface dans un état quasi neuf – on retrouve d’étranges coordonnées qui semblent indiquer un point au large des Bahamas: un trou bleu ! Une équipe de spécialistes sera constituée pour plonger dans le mystérieux gouffre…. »

Troisième opus de cette saga, le récit se complique avec la découverte d’éléments prouvant l’existence des extra-terrestres, mais surtout leur intervention dans l’histoire de l’homme. Beaucoup plus de textes dans cet épisode permet au lecteur d’en apprendre et surtout d’appâter sa curiosité et l’auteur use de stratagèmes pour nous tenir en haleine, nous forçant presque la main à continuer…
Le graphisme, réalisé avec soins présente des décors vraiment bien travaillé. Mais encore un fois, la facilité va dans des planches qui font la double page, belles mais n’ajoutant pas la profondeur de l’impact qui est souhaité. J’aurais vu d’autres moments de l’album en double page pour bien sûr accentuer le côté fantastique.
Un très bon album qui donne beaucoup d’informations mais nous obligeant à suivre pour savoir… et on veut savoir…

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Prométhée 2. Blue Beam Project – Bec

promethee2Dans ce deuxième épisode, l’auteur se retrouve seul pour suivre sa saga. Ce qui permet d’avoir un dessin sur les visages plus accentués, donnant un peu plus de caractère aux personnages. Mais malheureusement, de temps en temps, on sent la facilité dans les planches sans texte qui s’accumulent trop facilement tout au long de cet album.
Le récit quant à lui est bien mené avec des rebondissements qui épaississent les mystères de ce qui se déroule tous les jours à 13h13. Plusieurs personnages sont suivis et il apparaît qu’une vie extra-terrestre existe et surtout a été en contact il y a longtemps avec la Terre. Mais le plus important réside dans l’existence du Blue Beam Project.
Un bon album qui donne à la saga des pistes intéressantes.

Princesse Sara 1. Pour une mine de diamants – Alwett, Moretti et Boccato

sara1Sara a toujours vécu aux Indes, quand son père, le capitaine Crewe, l’emmène parfaire son éducation dans un pensionnat de jeunes filles à Londres. Les amitiés se révèlent avec Ermengarde et la petite Lottie, et les inimitiés avec cette peste de Lavinia et surtout la directrice pète-sec : Miss Minchin Néanmoins, grâce à sa richesse et son talent dans tous les domaines Sara devient vite la star du pensionnat, d’autant que son père lui envoie des lettres surprenantes : il investirait dans des mines de diamants… Miss Minchin rivalise d’imagination pour flatter et gâter son élève, jusqu’au jour où deux avoués se présentent au pensionnat. Le capitaine Crewe est mort ruiné, laissant sa fille sans le sou.

Je connaissais le dessin animé. Assez mauvais et très gnan gnan. J’ai découvert une nouvelle adaptation du roman avec cette bande dessinée. Le récit, quelque peu changé, est moins mielleux. On apprécie de rencontrer des personnages très différents. Le dessin est vraiment bien réalisé avec des couleurs très chatoyantes. C’est même une grande réussite.
Aussi bien pour le récit qui fait découvrir une Sara très attachante et une Miss Minchin vraiment typique, nous découvrons aussi une époque malheureuse et sombre où la pauvreté et la misère côtoie les grandes richesses.
Dans le même temps, même si une histoire destinée aux filles, je pense que même les garçons, bien cachés, pourront y prendre du plaisir.
Un premier album très convaincant.

Sorcières 1. Bianca – You et Alexine

biancaVenise, l’âge d’or. Plus prospère que jamais, la Sérénissime est dirigée de main de maître par les riches familles vénitiennes. C’est au sein de la plus puissante famille que Bianca, jeune femme effrontée et rebelle, va découvrir son lourd héritage : des générations de sorcières, une matriarche avide de pouvoir, et un terrible événement à venir qui pourrait enfin la rapprocher de sa soeur Carmine ou… la perdre à jamais !

Ce premier tome présente une saga consacrée aux femmes et plus particulièrement aux sorcières. On y découvre à Venise, une famille qui perpétue le pouvoir d’une génération à l’autre en excluant les hommes. La cérémonie doit avoir lieu pour la petite Bianca, mais sa grande soeur est différente car depuis toute petite, elle est considérée comme la soeur aînée, alors que le pouvoir n’est censé se transmettre qu’à la deuxième fille.
Le récit est un peu tiré par les cheveux par moments et semble parfois partir un peu partout pour tenter de se recentrer. Un peu faible et surtout très féministe. Le dénouement est assez décevant.
Le graphisme, quant à lui, est vraiment bien réalisé, avec des personnages maitrisé et une rythmique intéressante. Les couleurs sont à la hauteur des illustrations et se prêtent plutôt bien à la période évoquée. Un gros bonus sur le graphisme.
Un ensemble assez mitigé en somme.

Pandemonium 3. Mort Blanche – Bec et Raffaele

pandemoniumCe troisième épisode de Pandemonium nous propose un récit encore plus glauque que les précédents tomes. Les deux derniers opus nous révélaient des informations au compte goutte, mais dans cet album, nous tombons dans l’horreur. Nous mettons des images sur les mots et les craintes.
Le récit est très bien construit et le dénouement va au-delà des espérances, la folie étant le maitre mot de cette histoire finalement.
Le graphisme reste toujours le même avec des visages assez bien réalisé, mais des couleurs trop simples, manquant de relief.
Un très bon album, un bonne série, qui ravira forcément les adeptes des thrillers sombres.

Sarah – Les enfants de Salamanca – Deuxième partie – Bec et Raffaele

sarah2Sarah est une jeune femme traumatisée. Enfant, elle avait subi les sévices d’un serial killer. Pour oublier son passé et se « reconstruire », elle s’est installée à Salamanca avec David, son mari. Mais Salamanca semble une petite ville trop calme. Pas d’enfants dans les rues, pas d’écoles, comme si une malédiction s’était abattue sur la région. Et au fond de la cave de leur maison, Sarah découvre un inquiétant tunnel qui mène chez les Westmore, ses non moins inquiétants voisins. C’est chez eux qu’elle trouve la seule photo d’enfant de Salamanca. Une photo qui va la conduire à l’hôpital San Julian, sur les traces d’un passé devenu « incontrôlable ». Alors que Sarah découvre peu à peu la vérité, David devient la proie d’effrayantes créatures qui vivent dans les grottes de Salamanca. Il est temps que la ville affronte son passé.

Deuxième partie avec plus d’actions, plus intrigantes aussi. Sarah découvre petit à petit ce qui se déroule mais son mari dans le même temps tombe nez à nez avec un habitant quelque peu différent. La famille Westmore semble de plus en plus bizarre et le dénouement est toujours plus déroutant.
Le récit est bien construit, bien qu’il y ait quelques lenteurs, et l’absence régulière de dialogues fait passer les pages assez rapidement. L’ensemble malgré tout tient plutôt bien la route et l’on se prend facilement au jeu.
Le graphisme ne change pas, et le travail est assez léger. Je n’ai pas aimé les couleurs trop lisses et je m’attendais à des illustrations de meilleur qualité.
Finalement, avec quelques défauts, le récit arrive à faire sortir la tête de l’eau à l’album, nous lançant vers un troisième épisode certainement plein de révélations.

Miroirs de sang – Dean Koontz

miroirssangMary, une jeune femme médium qui a des visions de meurtres passés ou à venir, est utilisée par la police pour l’aider à démasquer un tueur en série qui accumule des crimes monstrueux la plupart du temps mêlés de satanisme et de vampirisme. Mais Mary souffre elle-même de troubles psychologiques graves qui remonteraient à sa plus tendre enfance. Elle aurait été agressée, violentée et traumatisée par un voisin… Pourquoi n’arrive-t-elle pas à voir le visage du sadique ? Chaque fois qu’elle croit y parvenir, elle entend des bruissements d’ailes de chauve-souris et tout bascule dans le néant. Mais l’assassin continue à sévir et à accumuler les cadavres de belles jeunes femmes. Pire, il semble même connaître Mary et être à ses trousses…

Roman classé dans la catégorie Terreur, il semble que le récit se rapproche plus du thriller et du fantastique. Mary et son mari enquête sur des meurtres grâce à ses dons de voyance. Elle possède le don de pouvoir visualiser les meurtres et d’aiguiller ainsi les forces de police pour retrouver le meurtrier. Mais Mary connaît des blocages, car jamais dans ses visions, le visage du meurtrier n’est dévoilé.
Le roman est assez court et présente des personnages assez superficiels, très stéréotypés, sans beaucoup de profondeur. Le récit est assez linéaire et malheureusement, les soupçons se fixent rapidement sur deux personnages et le dénouement qui arrive assez vite est très décevant.
L’histoire manque de souffle et les rebondissements n’arrivent pas à relancer les lenteurs. L’écriture bien qu’assez fluide manque de couleur et de vie. L’ensemble en fait un roman assez médiocre.

Le Petit Poucet – Richard Di Martino

petitpoucetMisère et famine règnent sur le village. Un bûcheron et sa femme n’ont plus de quoi nourrir leurs sept garçons. Un soir, alors que les enfants dorment, les parents se résignent, la mort dans l’âme, à les perdre dans la forêt. Heureusement, le benjamin de la fratrie, surnommé Le Petit Poucet en raison de sa taille, espionne la conversation…Les enfants de 2 à 6 ans prendront un plaisir fou à découvrir ce conte mythique dans une version illustrée et sans texte. Une histoire que les parents pourront également raconter le soir grâce à la version classique du conte, également présente dans cet album !

Cette bande dessinée texte présente un conte assez connu de notre enfance, le Petit Poucet. Assez dramatique, la bande dessinée permet de créer son propre récit et d’imaginer les dialogues que vous conterez justement à votre petit. Mais vos petits pourront aussi le feuilleter et créer leur propre histoire.
Le graphisme est bien réalisé avec des personnages sympathiques et des décors simples qui alimentent l’imagination. Les couleurs mettent une ambiance donnant systématiquement le ton.
Cet album se termine par un tutorial pour apprendre à dessiner les personnages, une bonne idée pour les petits dessinateurs en herbe, et enfin, le livre se referme sur le conte.
Une bonne idée de collection qui donne envie de découvrir et de lire pour ses enfants.

Lucien 10. Père et fils – Frank Margerin

lucien10Lucien, vaillant quinqua, n’a pas d’âge. De la mob à la moto, des plaques de choco à la bedaine bref, de ses vertes années à ses années au vert, Lucien n’a pas changé… ou un peu, si… mais en tout cas pas plus que vous, au contraire ! Car Lucien est un cas rare, très rare : l’un des seuls héros à vivre dans le même espace-temps que nous, ses fans. C’est un peu comme si Barbie montrait ses vergetures ! Enfin, non pas si trash, quand même… Car le mot qui revient le plus à son propos, c’est «sympa», dans le sens le meilleur et le plus agréable du terme.

Un classique du jeune motard Lucien, passionné de musique, un peu anarchiste, mais au bon fond. On le retrouve quelques années plus tard, la banane est toujours là, mais il a une femme et des enfants. Malheureusement, c’est tout.
Les histoires de deux pages ou plus sont d’un niveau complétement médiocre. C’est franchement nul. Le personnage est un vrai bof, sans intérêt, bête et con comme pas deux, qui donne pas envie de décocher un semblant de sourire. C’est d’une débilité affligeante et mauvais.
Le graphisme n’a pas beaucoup évolué et les amateurs de la « belle époque » seront vraiment déçus.
C’est mauvais…

Sarah – Les enfants de Salamanca – Première partie – Bec et Raffaele

sarah1Au fin fond de la Pennsylvanie, Sarah et David viennent d’emménager dans une maison à l’écart de Salamanca, une petite ville forestière peu accueillante dont les habitants semblent protéger le secret d’un passé trouble. En proie aux démons de son enfance et à des crises d’angoisse chroniques, Sarah découvre que cette nouvelle vie, censée lui offrir un nouveau départ, décuple son mal. Pour faire face à ses peurs, Sarah cherche une vérité qui va la mener en des territoires où l’horreur et le surnaturel surgissent sans crier gare.

Sarah arrive à Salamanca, une petite bourgade où la population semble différente. Rapidement, elle s’aperçoit qu’il n’y a pas d’écoles, mais surtout, il lui semble ressentir une présence chez elle.
Ce premier épisode présente les personnages et les lieux. La tension est présente et le lecteur poursuivra avec un grand intérêt les pérégrinations de Sarah. Que cache cette ville ?
Voilà un récit, un vrai thriller, qui donne quelques frissons et nous espérons que l’histoire sordide ne sera pas si « fantastique » mais sera plutôt fortement crédible.
Le graphisme est bien réalisé avec des décors et des personnages bien travaillés. Pour ma part, le seul point à améliorer sont les couleurs un peu trop marquées.
Un premier album bien pensé avec quelques ficelles qui nous mèneront peut-être à un dénouement hors norme.