Buck Danny 33. Le mystère des avions fantômes – Hubinon et Charlier

Des sanglantes péripéties de la guerre du Pacifique aux développements les plus modernes de l’aéronautique, l’aviateur Buck Danny et ses coéquipiers traversent, d’aventure en aventure, un demi-siècle de l’Histoire américaine et mondiale. Joignant un sens extraordinaire du détail vrai au souffle des grandes épopées, les aventures de Buck Danny nous tiennent en haleine et nous découvrent, chemin faisant, les dessous de la géopolitique mondiale.

Course poursuite au cercle polaire dans laquelle les enquêtes de Buck et ses comparses sur de mystérieux avions fantômes nous mènent droit vers une base ennemie. Avec quelques péripéties de Sonny qui donne une touche d’humour aux récits de Buck Danny, les auteurs ici nous font découvrir en plein coeur de la guerre froide les expérimentations pour prouver aux uns et aux autres la supériorité d’une nation. L’avion fantôme, aujourd’hui bien connu, paraissait être un ovni à l’époque et même si les auteurs ne le citent pas, il a permis à des générations de passionnés de croire aux petits hommes verts. En somme, nous avons un très bon récit avec des rebondissements bien placés. Une histoire intéressante qui donne à Buck encore du fil à retordre.
Le graphisme est quant à lui assez fidèle et surtout toujours aussi cinématique avec une grande maîtrise des personnages, des expressions aux mouvements. Encore un très bon album qui plaira aussi bien aux jeunes qu’aux plus anciens.

Walking Dead 24. Opportunités – Kirkman, Adlard, Gaudiano et Rathburn

Une autre vie a commencé pour les survivants de la terrible guerre contre Negan. Mais cette nouvelle ère de paix et de prospérité est menacée par un ennemi, qui marche parmi les rôdeurs. Les vieux amis en visite à Alexandria le temps dune foire ne seront pas de trop pour stopper leur progression. L’affrontement sera sanglant, mais l’union fait la force. La vie devrait l’emporter sur la mort.

De moins en moins de zombies rôdent autour de Rick mais les risques existent toujours. Le groupe qui revêt la peau des mort-vivants est toujours plus menaçant et Carl s’est épris d’une des leurs. Le récit est dans la transition. Nous sommes quelques années plus tard, le danger des zombies s’éloignent mais des groupes forts de leur expérience et des années de souffrance s’installent et se confrontent. Malgré un semblant de retour à la vie normale, les femmes et les hommes finissent toujours pas se battre. Cet album est annonciateur d’un conflit qui sera des plus violents. Et n’oublions pas que Negan est toujours emprisonné.
Un album intéressant, qui installe les prochains albums dans lesquels nous présumons un nouveau départ, des conflits aussi bien avec l’extérieur qu’à l’intérieur du groupe de Rick.

Une vraie famille – Valentin Musso

Il dit s’appeler Ludovic. Un jeune homme sans histoires… En apparence. Les Vasseur, un couple de Parisiens retirés en Bretagne à la suite d’un drame personnel, l’engagent pour quelques travaux. Le mystérieux garçon devient vite indispensable et s’immisce dans leur vie. Quand les Vasseur commencent à avoir des doutes, il est trop tard. Pourtant, la menace qui pèse sur eux n’est pas celle qu’ils imaginent…

Les Vasseur se ressourcent en Bretagne suite à un drame et font la rencontre de Ludovic. Il commence par refaire le jardin puis retape le petit appartement qui jouxte la propriété. Ludovic est un jeune homme calme et posé, simple mais mystérieux. Que cache t-il ? Le danger viendra t-il de ce jeune homme ?
Un thriller psychologique écrit avec un style très fluide, trouvant le juste milieu entre l’émotion, le descriptif et l’histoire, une sorte d’enquête dans le drame qui se lie chez les Vasseur.
Le récit prend le temps de s’installer, de présenter les personnages, de s’immiscer lentement dans leur vie, leurs craintes, leurs peurs, jusqu’à découvrir la face cachée du monstre.
Un récit un peu lent et manquant finalement de rebondissements et de surprises, un dénouement qui déçoit, peut-être un peu bâclé, trop facile. C’est dommage. Maitriser le thriller psychologique est difficile et l’auteur se situe au-dessus de la moyenne sans non plus y exceller. Cela reste un moment de lecture agréable pour un roman qui se lit très facilement.

Buck Danny 32. Alerte à Cap Kennedy – Hubinon et Charlier

Des sanglantes péripéties de la guerre du Pacifique aux développements les plus modernes de l’aéronautique, l’aviateur Buck Danny et ses coéquipiers traversent, d’aventure en aventure, un demi-siècle de l’Histoire américaine et mondiale. Joignant un sens extraordinaire du détail vrai au souffle des grandes épopées, les aventures de Buck Danny nous tiennent en haleine et nous découvrent, chemin faisant, les dessous de la géopolitique mondiale.

Cet album nous lance dans la guerre froide entre les caraïbes, les USA et l’URSS. Un petit pays des Caraïbes serait à l’origine de perturbations dans les lancements des fusée partant du Cap Kennedy. Il va être demandé à Buck et son équipe de découvrir où sont installés les émetteurs radios qui déstabilisent en vol les fusées.
Le récit est très bien construit, et nous nous retrouvons mêlés entre la dictature d’un petit état, les USA qui frôle la catastrophe politique internationale et l’URSS qui a distance semble influencer et se rétracter. L’histoire très intéressante s’agrémente de passages héroïques dans lesquels Buck, Tumb et Sonny démontrent avec un immense talent leur pilotage.
Le graphisme est toujours aussi cinématique, avec des scènes d’actions impressionnantes de réalisme, surtout pour l’époque à laquelle a été réalisée l’album.
Un très bon album en somme, qui ravira les habitués de la saga mais aussi les autres qui aiment l’aviation, et les classiques un peu plus sérieux.

Buck Danny 30. Les voleurs de satellites – Hubinon et Charlier

Des sanglantes péripéties de la guerre du Pacifique aux développements les plus modernes de l’aéronautique, l’aviateur Buck Danny et ses coéquipiers traversent, d’aventure en aventure, un demi-siècle de l’Histoire américaine et mondiale. Joignant un sens extraordinaire du détail vrai au souffle des grandes épopées, les aventures de Buck Danny nous tiennent en haleine et nous découvrent, chemin faisant, les dessous de la géopolitique mondiale.

Deuxième épisode de la courte saga des voleurs de satellites. Cet album nous fait découvrir la recherche du sous-marin ainsi que sa découverte. Armé d’un scénario solide, les auteurs nous propose ici un très bon album mêlant aviation et aventures sur une île des caraïbes. L’histoire est foisonnante de rebondissements et donne un air très hollywoodien avec des cases très cinématiques, des personnages aux mâchoires carrés et un sens de l’honneur et de l’amitié inébranlable vis à vis de leurs amis et compatriotes, mais aussi envers leur pays.
Le graphisme est bien réalisé avec des visages surprenants de réalisme, et aux expressions travaillées, complètes et diverses. Cet album est une sacré réussite et fait de ce diptyque une superbe aventure à découvrir, à lire et à relire.

Magefeu – Ed Greenwood

Ce dixième tome de la série des Royaumes Oubliés présente au lecteur la découverte du magefeu. Un élément mythique de cet univers fantastique. Nous suivons Shandril, une jeune femme, servante dans une auberge, qui se retrouve au milieu d’une troupe d’aventurier. Rapidement, la troupe se confronte à un dragon. Et Shandril se découvre des talents qu’elle ne soupçonnait pas.
Ce roman, plutôt bien réussi pour la collection qui a plutôt l’habitude de nous proposer des romans moyens et souvent mauvais, est assez bien écrit, avec un style très fluide. A cela s’ajoute un récit plein de rebondissements agrémenté de-ci de-là d’un amour naissant et de découverte sur le passé de la jeune fille, en font finalement un roman sympathique à lire et pas trop ennuyeux. Ce n’est bien sûr pas de la grande littérature mais de temps en temps, ça fait pas de mal non plus.

Dictionnaire des flibustiers des Caraïbes – Jacques Gasser

Le premier dictionnaire recensant les cent plus grands capitaines flibustiers français au XVIIe siècle. Un ouvrage sur l’histoire de la course et de la piraterie dans les Caraïbes. Christophe Colomb débarque dans les Caraïbes en 1492. Le Nouveau Monde est bientôt pillé par les Espagnols. Exclues du « partage », les autres puissances européennes tempêtent. En vain. Mais sur mer, des navires corsaires français, anglais et hollandais pointent bientôt leur étrave et leurs canons… Attirés par l’or et l’argent, de redoutables capitaines attaquent les caravelles puis les galions à leur approche des côtes européennes. Au XVIIe siècle, les aventuriers de ces trois nations s’enhardissent. Ils conquièrent bientôt certaines îles des Caraïbes et y installent des bases pour attaquer les navires de l’ennemi. Les flibustiers sont nés. Face à la toute-puissance de l’Empire espagnol, ils sont deux à trois milliers seulement. Mais leur intrépidité les mène d’exploit en exploit : abordages de galions à un contre cinq, attaques de forts et de ports. Maracaïbo, Carthagène, La Vera Cruz, Portobelo, Santiago de Cuba sont pillées… Munis de lettres de marque délivrées par les gouverneurs, les flibustiers français affaiblissent les colonies espagnoles et protègent les îles devenues françaises : Saint-Christophe, La Tortue, Côte ouest de Saint-Domingue, Martinique, Guadeloupe… Ils deviennent des héros célébrés par Exquemelin, tels François l’Olonnois et Grammont. Mais bien d’autres capitaines flibustiers, tour à tour corsaires ou pirates des Caraïbes, méritent d’entrer dans l’histoire de la flibuste. Jacques Gasser, au fil de ses recherches, en a recensé une centaine. Leur histoire fascine. Qui n’a pas rêvé d’avoir un ancêtre « aventurier » aux Amériques ?

Ce dictionnaire recense une centaine de flibustiers français ayant oeuvrés dans les Caraïbes au XVIIème siècle. Qui n’a jamais rêvé en lisant Stevenson ou d’autres encore faisant de la flibuste, cette activité dangereuse, un acte héroïque, que des Français ont pratiqué pendant quelques années, ou toute leur vie.
Au fil de l’ouvrage, nous découvrons la vie de ces flibustiers, partis pour la plupart de Bretagne ou de Normandie, et qui souvent, par un hasard déconcertant se retrouvent aux commandes d’un navire, et d’un équipage, pour la conquête de trésor, celui du pillage, ou dans la prise de villes et d’île, qui forment aujourd’hui les territoires dépendant toujours de notre pays.
On retiendra quelques noms qui ont marqué plus que d’autres cette épopée, cette vie dangereuse, le code qui est respecté, celui de l’honneur. Mais le plus frappant est le travail de l’auteur pour réunir ces éléments et nous le proposer, gigantesque, presque impossible parce qu’il y est arrivé et que nous tenons ce dictionnaire, titanesque.
Un ouvrage indispensable pour quiconque veut se mesurer à ces aventuriers légendaires et qu’un homme a réunit ensemble entre ces pages, plus qu’un dictionnaire, une encyclopédie sur la flibuste pendant cette période, une histoire façonnée par quelques hommes dont nous en conservons encore des traces.
Je remercie Babelio et Beaupré pour ce partenariat.

Jacques Damour – Emile Zola, Vincent Henry et Gaël Henry

Alors qu’il arpente les boulevards d’un Paris transformé, Jacques Damour se souvient de son ancienne vie à Ménilmontant… ciseleur sur métaux,  marié à Félicie, il était pauvre mais heureux avec ses deux enfants, Eugène et Louise. Tout a basculé pendant le siège des Prussiens. C’est le début de la Commune, Béru, un peintre en bâtiment affamé, qui mange bientôt matin et soir chez les Damour, tient des propos enflammés, prône la république, la justice et l’égalité et convainc le père et le fils d aller se battre sur les barricades. Mais Eugène est touché par une balle en pleine poitrine et meurt. Peu de temps après, Jacques Damour est fait prisonnier et est déporté au bagne de Nouméa. Berru, lui, a filé trois jours avant l’arrivée des troupes… C’est cet « ami » justement que Damour retrouve par hasard sur le pont Notre-Dame. Berru lui apprend alors que Félicie s’est remariée avec un riche boucher des Batignolles. Les deux hommes, grisés par le vin, partent pour la boucherie… Quelle sera la réaction de Félicie en voyant Damour qu’elle croit mort depuis dix ans ? Eugène va-t-il être vengé ? Et Louise, qu’est-elle devenue ?

Jacques Damour, un bon père de famille, aimant, père son fils pendant la commune et veut le venger. Emprisonné et envoyé en Nouvelle-Calédonie, il s’enfuit et rejoint l’Australie, puis les Etats-Unis, pour revenir en France plusieurs années après son départ. Un vieil ami le reconnaît et lui présente sa fille, abandonnée par sa mère.
Le récit est tragique. Le personnage, faible mais bon, s’imagine faire fortune pour retrouver sa famille ensuite. Mais rien ne va, tout part de travers. Jacques Damour est une personne comme tellement de monde, décalé avec son univers. Paris a changé, mais pas lui. Une histoire magnifique, marquée par la résignation et de beaucoup d’abnégation. Une histoire généreuse, complète dans un seul tome, ce qui aujourd’hui est appréciable quand on constate que tous les éditeurs proposent systématiquement des récits qui s’étalent sur plusieurs albums.
Le dessin est fluide, virevoltant, léger, souple. Un coup de crayon qui propose les émotions des personnages avec autant de détails qu’il en faut, tout en étant minimaliste. Le dessin est juste ce qu’il faut, comme il faut. La couleur aurait pu ne pas exister, le noir et blanc suffire, mais elle améliore le côté tragique de la situation, elle est indépendante du dessin, elle apporte quelque chose.
Un récit bien adapté, un graphisme parfait, une bande dessinée comme on les aime.
Je remercie Babelio et Sarbacane pour ce partenariat.

Buck Danny 29. Opération Mercury – Hubinon et Charlier

Des sanglantes péripéties de la guerre du Pacifique aux développements les plus modernes de l’aéronautique, l’aviateur Buck Danny et ses coéquipiers traversent, d’aventure en aventure, un demi-siècle de l’Histoire américaine et mondiale.

Dans cet album, Buck Danny et son groupe se retrouve à préparer la récupération d’une capsule revenue de l’espace en pleine période de guerre froide. Mais c’est sans compter sur les espions ennemis qui se jouent de la naïveté des pilotes.
Loin de la guerre, nous découvrons un Buck Danny dans un cadre tendu, dans lequel les combats sont une menace omniprésente.
Le graphisme est bien meilleur que les albums précédents, avec des personnages maîtrisés, des visages expressifs et des scènes d’actions toujours aussi cinématiques.
En revanche, le récit est très enfantin, sans beaucoup de suspense, dans la première partie de l’album mais devient beaucoup plus intéressant dans la deuxième moitié pour finir sur un dénouement digne d’un Buck Danny, alors vivement la suite.

Féerie générale – Emmanuelle Pireyre

Roxane a neuf ans, déteste la spéculation financière et se retire du monde en peignant le cheval des voisins. Sven, universitaire fantasque, abandonne sa thèse sur l’héroïsme contemporain. Batoule joue du violoncelle, porte un hijab et donne des conseils de mode halals. Dans un monde trop connecté, les vies se télescopent. Un désordre ambiant où le bonheur est à réinventer.

Ce livre n’est pas un roman, ni un essai, mais plutôt un amoncellement de textes, pour lesquels le lien est assez compliqué, peut-être même inexistant, tant il nous est difficile de discerner où l’auteure veut nous emmener.
Acheté pour le prix reçu, j’en sors assez déçu. Ce livre est un peu comme un cheveu sur la langue, une mouche dans la soupe, différent, pas complètement inintéressant, mais certainement où voulait en venir l’auteure, nous faire découvrir un ovni de la littérature. Bizarre et pourtant…
En revanche, l’écriture est d’une belle fluidité, qui nous permet de lire chaque page sans buter, sans ne pas avoir envie de continuer à lire. Bien écrit, l’auteure nous transpose dans son univers féérique par un style non pas hors norme, mais bien au-dessus de la moyenne, au-delà du niveau habituel. Et en toute honnêteté, on finit par prendre son pied à la lire même si l’histoire est abracadabrantesque (j’y suis arrivé !).
Original, trop, mais gros plaisir à la lire.