Lou ! 6. L’âge de cristal – Julien Neel

Tout change, tout reste pareil…

Un beau jour, de grands cristaux roses transpercent anarchiquement le coeur de la ville. Depuis, Lou partage son temps entre un programme de collecte de données scientifiques pour le gouvernement, la garde d’un petit frère obnubilé par les dinosaures et les sorties en boîte de nuit. Elle se dit quand même que c’est un peu n’importe quoi, mais pas désagréable. Cette sensation ouateuse, ce flottement incertain… Est-ce que c’est ça, devenir adulte ? Les questionnements aussi fondamentaux qu’universels de Lou font de cette série un petit joyau de la bande dessinée jeunesse.

Ce nouvel album marque une nette transition tant au niveau du récit qu’au niveau du graphisme. Le personnage de Lou est devenue un adolescente à part entière. Elle a grandi, elle a un petit frère. Le récit semble vouloir tendre vers une science-fiction, mais assez déroutant. C’est dans ce nouveau style que la transition s’opère de manière assez frappante. L’histoire s’essouffle faisant de cet album une déception par rapport aux précédents albums qui étaient vraiment amusants. Le graphisme aussi change. Le coup de crayon est différent, plus léger et les couleurs plus… pastel. Cela change par rapport aux précédents épisodes, ce n’est pas inintéressant mais encore une fois très perturbant, comme si nous changions de dessinateur dans cet album.
En somme, cet album ne semble pas être au rendez-vous. L’auteur a un personnage qui grandi, qui s’émancipe, et surtout qui devient incontrôlable, parce que Lou a pris trop d’ampleur. Cet album est décevant.
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Titeuf 14. Bienvenue en adolescence – Zep

Grandis un peu, Titeuf !

La vie de Titeuf est bien bousculée ! Lui qui avait jusqu ici l’habitude de se prendre des baffes avec les filles doit maintenant choisir entre deux prétendantes : Nadia ou Ramatou. Une situation à s’arracher les cheveux ! À moins que… et s’il avait 2 amoureuses à mi-temps, comme fait le papa de François avec ses 2 emplois ? Mais il n’y a que les gamins pour penser à ce genre de solutions. Il est temps de grandir un peu, de passer à l’étape supérieure… l’adolescence : ce moment bizarre où l’on commence à embrasser les filles sur la bouche. Il paraît même qu’on a le corps qui se transforme… un peu comme Hulk, quoi ! Sauf que devenir ado, ça ne se commande pas. Un beau jour, ça vous tombe dessus, comme ça, sur le coin de la mèche ! Il doit quand même bien y avoir un moyen d’accélérer les choses, non ? Il n’existe pas des pilules pour ça ?…

Enième épisode de Titeuf, dans lequel nous sommes censés nous amuser du petit garçon chétif, un peu bêta et pourtant ayant beaucoup de succès avec ses camarades. Clairement, le personnage n’évolue pas au fil des albums. Lire Titeuf me fait saigner des yeux et des oreilles. Le récit est assez pauvre comme d’habitude et le succès de Titeuf reste un mystère pour ma part. Le graphisme est le même d’un album sur l’autre. Le décor est vide et seuls les personnages sont réalisés avec un minimum d’attention. Un album en somme assez décevant.

La planète des singes – Pierre Boulle

Y a-t-il des êtres humains ailleurs que dans notre galaxie ? C’est la question que se posent le professeur Antelle, Arthur Levain, son second, et le journaliste Ulysse Mérou, lorsque, de leur vaisseau spatial, ils observent le paysage d’une planète proche de Bételgeuse : on aperçoit des villes, des routes curieusement semblables à celles de notre Terre. Après s’y être posés, les trois hommes découvrent que la planète est habitée par des singes. Ceux-ci s’emparent d’Ulysse Mérou et se livrent sur lui à des expériences. Il faudra que le journaliste fasse, devant les singes, la preuve de son humanité…

Qui ne connaît pas La planète des Singes. Au moins avons-nous vu un épisode de la série ou même un film. Un récit de science-fiction passionnant dans lequel un groupe de chercheurs parti à la conquête de l’espace découvre une planète habitable. Ils y découvrent que la planète est habitée par des hommes et des femmes, mais aussi que la planète est dominée par des singes pourvus de la parole. Rapidement, ils se rendent compte que les hommes et les femmes sont des proies faciles pour ces singes intelligents qui mènent sur ces cobayes des expériences.
Ce roman est une histoire fantastique qui vous mène dans une science-fiction visionnaire dans lequel l’homme est victime de son avancée sur les animaux. Et la confrontation entre les deux espèces intelligentes est une approche menée par l’auteur très intéressante, qui si le roman est lu au deuxième degré nous pousse à la réflexion.
Les personnages sont intéressants et complexes. L’attention est particulièrement poussée par l’auteur sur Zira et le professeur détenu, mais aussi sur un des personnages secondaires comme Nova. C’est parfois même dérangeant de découvrir des animaux avec des caractères et des expressions identiques à ceux d’un humain, mais c’est l’attrait de cette peur… primale.
Le style est typique des années d’après-guerre, ce qui pourrait en rebuter quelques-uns, mais la lecture se fait facilement avec beaucoup de plaisir. Le roman n’est pas très long et se lit très rapidement. Un roman qu’il faut au moins avoir lu une fois. Un très bon roman, une fantastique histoire sur l’homme et sa liaison avec l’animal.

Orcs 2. La légion du tonnerre – Stan Nicholls

Mon nom est Stryke. Longtemps, il fut synonyme de mort et de désolation. Fier d’être né orc, j’ai mené mes guerriers à la victoire, portant haut la bannière de Jennesta, et j’ai tué trop d’humains pour me souvenir de tous ! Aujourd’hui, je sais qu’il y a une autre voie. En rêve, j’ai vu un monde harmonieux où les orcs, les elfes, les nains et même les humains peuvent vivre en paix. Ce songe doit devenir réalité ! Poursuivi par les sbires de Jennesta, traqué par des chasseurs de primes, maudit par toutes les races ; je vaincrai ! Je vaincrai ou la guerre qui éclatera nous balaiera tous ! Dans la tourmente à venir, vous serez avec moi ou contre moi. Et sachez que la pitié est un luxe que je ne pourrai plus me permettre !

Ce deuxième tome d’Orcs poursuit l’aventure déjà commencée dans le premier épisode, dans lequel une troupe d’Orcs partis à la recherche de reliques se retrouvent au milieu de graves ennuis. Dans la continuité du premier tome, Orcs est récit violent avec une dimension différente, une vision derrière les monstres verts, ou le degré de compréhension devient important. Toujours dans la même veine, nous découvrons un peuple violent mais respectueux de leur environnement. Le récit est malgré tout assez linéaire, sans beaucoup de surprises malheureusement. Autant la première partie nous avait transporté dans un univers différent, avec un oeil différent, nous donnant l’espoir d’une deuxième partie palpitante, mais le récit a eu tendance à freiner, à s’écrouler de lui-même. L’auteur n’a pas réussi à conservé cette fibre de magie. Ce n’est pas un mauvais roman, mais il déçoit quant à l’espérance que le premier épisode nous avait donné.

Chi, une vie de chat tome 2 – Kanata Konami

Que faire quand on est un mignon petit chaton dans une maison qu’on ne connaît pas ? Pleurer ? Ne rien faire ? Attendre ? Non, il y a plus drôle que ça : découvrir le monde ! Du bac à sable aux crayons, du chat d’à côté au bain, des serviettes aux légumes… la vie de chat est pleine de joies et de surprises. Et avec Chi, elle l’est encore plus ! Miaaaa…

Ce deuxième tome nous fait rentrer un peu plus dans la vie quotidienne du petit chat. Le récit tend plus à s’enliser. Nous sommes bien sûr passé par la découverte du premier épisode, qui était surprenant, et dans cet album, nous peinons à prendre de la vitesse. Alors peut-être que nous avons un niveau d’exigence différent des petites lectrices de Chi, mais le coup de coeur n’est pas au rendez-vous. Dès ce deuxième épisode, nous ne sommes pas loin de l’ennui. Et c’est pour éviter d’en arriver à ce stade, que nous en terminerons avec Chi, même si l’idée semble malgré tout originale et surtout appréhendé d’une manière pleine de poésie. Le graphisme, assez épuré, répond parfaitement au style voulu. Les expressions du petit chat sont attendrissantes, mais malheureusement très répétitives.
En somme, un deuxième album qui ne fait pas décoller cette série originale sur la vie d’un chaton.

Les nombrils 6. Un été trop mortel – Delaf et Dubuc

Pour Vicky, l’été s’annonce plutôt bien : vacances, soleil et plage. Mais surtout, surtout, elle a un nouveau voisin hyper-canon. Et pour une fois, elle sent qu’elle a sa chance. Elle en oublierait presque que Jenny lui fait toujours autant d’ombre quand il s’agit de draguer des surfeurs musclés ou que Karine est bien trop occupée à répéter avec le groupe de musique d’Albin pour passer du temps avec elle… Et puis, catastrophe : dénoncée pour tricherie par un camarade de classe, Vicky se voit obligée par son père d’intégrer un camp d’anglais. Elle laisse ainsi le champ libre à Rebecca, sa grande soeur, qui s’intéresse également de très près au beau James. Vicky va passer d’atroces semaines dans ce camp où la seule fille de son âge est la soeur de James, Mégane, une insupportable peste gothique. Pour sa première grande histoire d’amour, Vicky pouvait rêver mieux. Sans compter qu’un tueur en série rôde toujours dans la chaleur de la nuit…

Dans ce sixième tome des Nombrils, nous poursuivons le fil conducteur du tome précédent et nous apprenons surtout à connaître un peu mieux les trois jeunes filles. Dans cet épisode, elles apprennent toutes à découvrir ce qu’est l’amour, à leur manière bien sûr, mais surtout loin de la façon dont on pourrait se l’imaginer. Face à ce groupe d’adolescentes aux caractères différents, le plaisir de cette lecture réside dans les surprises qu’offre la vie. Un récit assez intéressant qui se lit facilement et avec envie. Le graphisme est fidèle aux albums précédents, les auteurs étant les mêmes et surfant sur le succès de la série, il n’y a aucune raison de changer. En somme, un album assez important dans la série qui nous fait découvrir certaines faiblesses chez les personnages mais aussi de la force dans l’amitié qu’elles ont l’une envers l’autre. Un très bon album, qui relance complètement la bande dessinée.

La pierre du trouveur 3. Le chant des saurials – Jeff Grubb et Kate Novak

Troisième tome de la trilogie sur l’éperon de Wiverne dans lequel nous retrouvons les personnages de cette quête face à une divinité. Le récit, bien qu’écrit d’un style assez fluide, est pauvre, mêlant beaucoup de combats, des dialogues un peu mielleux, et surtout un dénouement très moyen et complètement irréel, manquant de réalisme, malgré le fait que nous soyons dans un univers fantasy. Les personnages sont toujours aussi… vides, manquant d’âme et de caractère, sauf à être dans le cliché Donjons et Dragons. Un troisième épisode qui malheureusement n’amène pas grand chose à l’aventure et qui décrédibilise l’univers. Un roman très décevant en somme…

Les Elfées tome 2 – Carrère, Weissengel et Dollphane

4 adolescentes liées par la musique, décident de monter un groupe. Lorsqu’elles jouent, le miracle se produit, leurs mélodies magiques repoussent les démons. Très vite, elles vont devoir défendre le petit peuple des fées contre les dangers qui les menacent. Mêlant habilement magie, musique et vie des adolescentes d’aujourd’hui, les Elfées font depuis plusieurs années le bonheur des lectrices du magazine Julie.

Ce deuxième tome nous fait rejoindre le groupe de quatre jeunes filles, qui font de la musique et qui viennent en aide autour d’elles. Dans cet album, il s’agit de protéger un parc d’un promoteur. C’est donc avec beaucoup de persévérance qu’elles comptent parvenir à protéger le quartier.
Le récit est assez linéaire, très basique, sans beaucoup de rebondissements mais le public devrait être malgré tout conquis par ce genre de lecture dans laquelle se mêle féérie, magie, et contemporain, avec des jeunes filles qui aiment la musique, les réseaux sociaux… En revanche, le graphisme est très moyen, les décors sont pour ainsi dire inexistants et les personnages manquent de relief. C’est réalisé assez rapidement et seules les couleurs douces rattrapent le tout.
C’est donc sur un bilan moyen que se termine ce deuxième album. Heureusement qu’un peu de culture termine cette bande dessinée.

Chi, une vie de chat tome 1 – Konami Kanata

Ce manga raconte l’histoire d’un petit chat recueilli par une famille et son évolution au sein de cette famille. Chaque épisode met en scène un moment marquant de cette vie de chat : sa première rencontre avec une auto, avec un chien, comment il va apprendre à faire ses besoins dans la litière, le bon goût des croquettes, la chaleur du soleil à travers les vitres, le confort ouaté des pantoufles de papa, etc. Très populaire et connu des fans de manga, y compris en France, Chi – Une vie de chat s’adresse à un très large public. Le propos est universel, la réalisation adorable et le ton à même de plaire aux parents prescripteurs et à leurs enfants lecteurs. Hommes, femmes, enfants, ados, adultes, amateurs de manga ou néophytes complets, ce manga convient à tous. De plus, ce titre sera publié entièrement en couleurs et en sens de lecture français !Citons également en bonus les rabats de couverture, qui proposent à chaque volume des petits plus-produits à découper et à monter soi-même (marque-page, mini manga à monter, mini maquette de Chi à construire, etc.). À moins d’être affublé d’un coeur en acier trempé, nul être un tant soit peu humain ne saurait résister aux attitudes craquantes de Chi…

Une bande dessinée récupérée dans la bibliothèque de ma fille. N’aimant pas trop les mangas,  et encore moins les bandes dessinées sur des animaux, je me suis lancé poussé par l’enthousiasme de ma petite lectrice. Et Chi-1 (chien) m’a agréablement surpris. Premièrement, ce premier tome est assez généreux, le graphisme est vraiment très agréable et loin des standards du manga, avec des dessins minimalistes parfois mais comme il se doit, c’est juste. Les couleurs sont douces et appuient au succès graphique de cette bande dessinée.
Le récit est simple et nous nous retrouvons au niveau d’un chaton qui découvre un nouvel environnement. C’est léger avec de l’humour et l’auteur arrive finalement à nous amuser, à nous donner envie de découvrir un peu plus. Cette bande dessinée est une réelle réussite et surtout une grosse surprise vraiment agréable. Je ne me ferais peut-être pas tous les Chi, mais franchement, c’est un manga surprenant.

Pendragon – Chevaliers Aventureux

Ce supplément pour Pendragon s’éloigne de l’esprit de base de la littérature arthurienne en offrant la possibilité aux joueurs d’incarner des personnages de toutes origines : des chevaliers païens, des Pictes, des femmes, des druides…

Après une brève introduction, le premier chapitre propose un système de règles avancées pour la création de personnages, qui permettra d’utiliser les autres informations contenues dans cet ouvrage (le système de création décrit dans le livre de base, ne permet de créer que des chevaliers kymriques venant de la région de Logres). Ce système prend en compte les différentes origines sociales et les différentes religions jouables.

Le deuxième chapitre décrit l’Angleterre et les autres pays d’importance tel que l’Irlande, la France, la Bretagne et l’Occitanie, qui sont des origines possibles pour les personnages. Après une brève description de la géographie de l’Angleterre et des différents modes de transport à travers le pays, suivent plus de 30 pages de descriptions régionales. Chacune de ces sections sont organisées de la même façon : elles commencent par des éléments de création de personnage (pays d’origine du personnage, ce qui détermine sa culture et sa religion ; origine sociale et seigneur auquel il a prêté allégeance) et continue sur la description succincte des principales villes/régions de la région/du pays. Ce sont ainsi Logres, la Cambrie, la Cumbrie, le Nord, les Cornouailles, la Bretagne, les Iles occidentales, la France et l’Occitanie qui sont passées en revue.

Le troisième chapitre décrit les différentes cultures présentes dans le jeu. On y retrouve les Kymris, les Français, les Occitans, les Irlandais, les Pictes, les Romains et les Saxons. Pour chacune de ces cultures sont données quelques informations pour les incarner (stéréotypes de comportement, attitudes courantes et politique), une liste de noms masculins et féminins, un guide de prononciation si nécessaire, la liste des traits et passions de cette culture ainsi que les traits dirigés et les passions locales, les compétences de départ et une table d’héritage.

Le quatrième chapitre décrit les différents titres de noblesse et les avantages et devoirs correspondants. Si les joueurs n’ont pas l’ambition de devenir de nobles seigneurs, ils trouveront peut-être leur bonheur avec les autres organisations décrites dans ce chapitre, comme les Chevaliers de la Reine qui ont voué leur vie à sa protection ou bien encore les Nouveaux Celtes qui sont mécontents du règne d’Arthur.

Le cinquième chapitre est consacré aux femmes. Tout d’abord il retrace le rôle traditionnel des femmes tel que présenté dans la littérature (épouse, nonne, …). Puis, vient ensuite une vision plus jouable des personnages féminins avec des règles de création de femmes guerrières ainsi que quelques organisations auxquelles elles pourraient appartenir.

Le sixième chapitre présente quelques unes des religions coexistant à cette époque : le christianisme, le paganisme, les organisations païennes, le wotanisme et le judaïsme. Pour chacune de ces religions, on retrouve son credo et son histoire, puis ses sites d’intérêt, les titres et les rangs et pour finir quelques PNJs suivant cette religion.

Le septième chapitre est consacré à tout ce qui concerne l’argent. Tout d’abord on trouve une liste des prix pratiqués en ville pour les biens les plus courants, puis plusieurs pages sont consacrées à l’écurie : les types de montures, les harnachements, les différentes races et les règles additionnelles pour utiliser les montures en combat. Le chapitre se termine sur une présentation de la mode et des vêtements de l’époque puis sur les différentes armures.

L’avant dernier chapitre détaille les grands événements sociaux organisés par les seigneurs tels que les visites à la cour, les tournois et la chasse. Chacun de ces événements est détaillé du point de vue du jeu : comment sont-ils organisés, quels sont leur coût et leurs règles de jeu spécifiques.

Pour finir cet ouvrage, le dernier chapitre donne au maître de jeu quelques informations sur la magie et les faëries. Il n’y a aucune règle pour mettre en jeu la magie, le MJ a le libre arbitre d’en faire ce qu’il souhaite. Différents types de magie sont décrits, tels que la magie primitive, la magie chrétienne ou la magie druidique… Puis on découvre ensuite quelques éléments pour mieux comprendre le monde des faëries.

Les dernières pages de l’ouvrage comprennent les notes de l’auteur, un résumé de la création de personnages, la bibliographie et une fiche de personnage.

Premier gros supplément de Pendragon paru dans les années 90 et qui permet à tous les joueurs et meneurs de jeu de s’immerger encore plus dans l’univers du Roi Arthur. Ce livre est quasiment indispensable pour mieux comprendre l’univers dans lequel les personnages vont oeuvrer.
Assez fourni sans non plus devenir une encyclopédie imbuvable, ce supplément propose vraiment à tout un chacun ce qu’il est en droit d’espérer jouer dans cet univers complet et passionnant. Tout y passe, avec les différents peuples, les femmes, la religion, les divertissements à l’époque, la magie. Plus que de simples règles, c’est un recueil d’informations très complet qui sera parfaitement assimilable par des passionnés de l’univers de Pendragon. On appréciera les quelques illustrations en noir et blanc, même si aujourd’hui nous avons droit à de magnifiques couleurs. Il aurait apprécié en revanche un scénario ou deux pour mettre en  pratique et pour permettre à un meneur de mettre en place quelques parties sans trop se fatiguer, mais bon…
Un très bon supplément, presque inséparable du livre des règles et qui devrait plaire aux passionnés.